20/08/2015

No No No. Nothing else than Love

Combien de perdition dans ce désert sans frontière? Combien de nuits à la belle étoile sans identité, sans nom, sans nation, sans amis, sans amour, sans argent, sans nourriture, sans boisson? Je voyais une caravane de fantômes passés, tous pressés dans leurs voitures en partance pour la côte des vacances.

Dans mon mirage, je voyais une caravane de chameaux qui traçaient leurs empreintes dans le sol en soulevant la poussière. Eux. ils avaient une identité, une maison, un toit, une famille, des enfants, des amours, de l'argent, du travail, des amis. Ils étaient reconnu du haut de leur bosse des affaires et ils roulaient des mécaniques avec leur maxi bronzage et leur Ray Ban collées sur le nez, leur masque de la réussite sociale. Les garçons avaient leur réserve d'eau dans le corps et l'érotisme brillant, la testostérone reluisante, la musculature préparée au fitness alors que les demoiselles à la plastique parfaite cachaient mal le silicone qui coulait à flot dans leurs corps de filles toujours plus artificielles et sophistiquées.

Je frappais alors une pierre sur une barrière avec une foule de No Borders. Mais en réalité c'était mon coeur qui cognait la frontière pour enfoncer leur égoïsme et leur indifférence. Plus je frappais, plus je pensais que je pouvais mourir par amour de la liberté. Plus je cognais, moins je croyais que ma vie valait quelque chose sans cette solidarité avec mes amis migrants.

J'avais laissé ma famille, mon travail, et mes vacances pour préférer l'errance avec eux. En réalité, c'était en eux que je retrouvais ma force de conviction, mon identité, mon droit à la reconnaissance en ce monde pourri par l'argent. J'étais devenu le Touareg bleu du désert au bord du Grand Bleu, Capitaine Nemo du Nautilus qui se retournait contre toute cette société qui peu à peu l'avait exclu pour cause d'insolvabilité, de frasques libertines, de discours et de poésie universels. Seul au monde mais avec tout ce monde qui avait vécu des épreuves de solitude et de tourmentes, de rejet et d'abandon, de torture et de mort.

Ils étaient VIVANTS et c'était les autres, les flics et les riches, les biens-portants et les arrogants, qui étaient MORTS.

Et je me disais: "NO NO NO. NOTHING ELSE THAN LOVE. NOTHING ELSE THAN FREEDOM. NOTHING ELSE THAN YOU, MY FRIENDS, MY SISTERS, MY BROTHERS."

A mes amis du No Borders Camp qui organisent une manifestation de plus ce samedi 22 août 2015 à la frontière de Menton-Vintimille pour le droit des migrants à circuler et à faire leur demande d'asile dans le pays européen de leur choix. Je serai avec vous TOUS par l'esprit.

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NO IDENTITY

PRIVATE INVESTIGATIONS

 

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NO SECURITY

 

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NO NATION

 

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NO MONEY

 

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NO HOUSE

 

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NO FOOD

 

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NO DRUNK

 

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"WE ARE NOT GOING BACK" Presidio Permanente No Border - Venti...

Condividete questo video! C'è bisogno di supporto per il Presidio Permanente No Border - Ventimiglia!Individui consapevoli che scelgano di partecipare attivamente a questa lotta,e beni di prima necessità per i migranti.

Posted by Rete NoBorders - Genova on mercredi 19 août 2015

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