05/09/2015

La raison du plus fort contre la raison du plus faible?

Ce qui se joue actuellement sur le Continent européen concernant les migrations de masse, c'est tout bonnement notre propre vision de la démocratie, de ce que les peuples peuvent attendre d'elle ou ne plus attendre d'elle.

Un tel philosophe, dont j'ai oublié le nom en visionnant son discours, ose dire ouvertement que la démocratie est la pire des dictatures parce qu'elle représente le Capitalisme le plus injuste et le plus abouti en matière d'exploitation des masses populaires. C'est un sophisme. Du moins, pour un vrai démocrate qui se respecte et qui respecte les fondamentaux de la démocratie, c'est même inimaginable de penser comme cela. La démocratie n'est pas l'aboutissement du Capitalisme. La démocratie est l'aboutissement de la liberté, de l'égalité, de la fraternité des peuples.

On peut monter effectivement les plus forts contre les plus faibles, où l'inverse monter les plus faibles contre les plus forts; créer des haines, des conflits armés, des révolutions à la Che Guevara qui seront vouées à l'échec dans le massacre de dizaines de milliers de victimes. Che Guevara était un grand personnage. Son erreur la plus flagrante, à mon avis, c'est de ne pas avoir su transformer le combat armé en combat non-violent à l'image d'un Nelson Mandela. Il lui a peut-être manqué 25 ans de prison pour faire le même rêve et le même voyage que le grand président d'Afrique du Sud. Pourtant, Che Guevara a rêvé d'une révolution populaire mondiale. D'où sa folie jusqu'auboutiste qui l'a emmené, lui et ses derniers camarades de révolution, à mourir au milieu de la forêt bolivienne.

Si l'on désire une vraie révolution démocratique à l'échelle mondiale, il ne faut pas opposer les forts contre les faibles. Il faut tenir le discours puissant des forts avec les faibles comme lorsqu'on joue un sport collectif et que dans l'équipe il y a un ou deux maillons faibles qui, grâce à la solidarité, à la confiance du groupe et de l'entraîneur, parviennent à se sublimer et à sortir un grand match de foot qui permet au final  de battre une équipe plus forte sur le papier. La Suisse connaît cela en foot et son dernier match immense contre l'Argentine à la Coupe du Monde a bien failli se concrétiser par une victoire historique de notre Nati contre l'Argentine du génial Messi et Cie.

Il nous faudra beaucoup combattre les forces obscures du capitalisme débridé et mafieux, même au risque de notre vie si des menaces se faisaient réelles. Il nous faudra beaucoup de courage pour accueillir des populations dans la détresse. Il nous faudra des ressources, de la raison, du sang froid, et du coeur au final, pour changer le cours de l'Histoire. Rien n'est joué. Le match ne fait que commencer. En avant! Nous, Helvètes avons le goût de la liberté et de l'indépendance. Cela fait partie de notre patrimoine, de notre Histoire. Nous avons notre rôle à jouer dans cette affaire qui concerne tous les peuples du monde.

http://www.24heures.ch/signatures/editorial/droit-asile-cest-raison-cur/story/19648377

 

 

 

 

 

 

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