09/09/2015

Mon réfugié idéal...

Le portrait type du réfugié que l'on peut, que l'on doit même impérativement accepter au risque de perdre notre âme, se dessine dans les consciences blanches européennes.

D'abord, il doit être issu d'un pays en guerre, pays qui doit être complètement dévasté, pas juste par quelques conflits qui font quelques centaines de morts par mois. Il faut du trash, du Daech, pour que le Blanc européen se résolve, après moult digressions et refus d'entrée en matière, d'accueillir à bras plus ou moins ouverts le réfugié idéal. Il aura fallu le sacrifice du malheureux enfant de Bodrum pour arriver à pareille empathie.

Mais cela ne suffit pas. En plus d'être Syrien (on ne parle plus des autres réfugiés issus d'autres pays en guerre. On a même carrément éliminé tout réfugié provenant de pays en grande difficulté économique mais dont les gens, les enfants surtout, meurent comme des mouches, de faim et de déshydratation), il faut que le, la, candidate soit chrétienne ou issu d'une communauté minoritaire n'appartenant pas à l'islam. Puis, il est préférable de se présenter en famille occidentale: un homme, une seule femme, des enfants en bas âge. Enfin si le candidat masculin a quelques études en médecine, ou autre formation universitaire, et quelques connaissances dans notre langue maternelle à nous, alors nous avons trouvé Notre Réfugié idéal qui pourra prétendre à l'asile et pourfendre les frontières européennes.

Je commence à haïr cette Europe et ses habitants qui pensent comme cela. Cela me rappelle que les négriers arabes faisaient exactement ce travail de distinction parmi les Noirs pour attribuer  une valeur marchande à la chair humaine.

Ce n'est pas comme ça que j'imagine l'ouverture des frontières aux gens qui se pressent du côté de Vintimille et ailleurs qui ont le malheur de n'être pas Syriens mais que Soudanais, par exemple, qui n'ont pas la peau blanche mais la peau noire, et qui, pour la majorité d'entre eux ne sont pas chrétiens mais musulmans. Avec pareils critères de sélection, ils n'auront aucune chance de passer la frontière italo-française et pour moi c'est un scandale. Cela montre notre racisme ethnique, de race, de religion, et de classe sociale.

Chapeau les politiciens et personnes européennes qui pensent comme cela.

Mon refuge idéal est ailleurs. J'y retrouverai celles et ceux qui ont une vision universelle de l'être humain. Et c'est là que je finirai ma vie.

 

 

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