24/09/2015

Quand je danse sur tes mots

QUAND JE DANSE SUR TES MOTS

 

Quand je danse sur tes mots,

quand je lis sur ton doux visage

tous ces drames, tous ces maux

qui font se révolter ton peuple en rage,

je serai encore ce nageur en nage

qui viendra te rencontrer sur ce nuage,

je resterai sur la vague de ce naufragé clandestin

qui comme toi, de vague en vague, a égaré son destin

parmi les cris de haine et de peur,

dans les discours xénophobes et d'exclusion

de mon peuple réducteur de têtes

qui fuit ton regard et tes fêtes

sans jamais vivre ta magie sur le départ.

 

Jusqu'à ce que ta liberté soit la mienne,

dans mon pays qui refuse ta présence païenne,

je deviendrai chaque jour

ce migrant qui a tout perdu

qui a tout vu et tout entendu

tout refusé sauf ton rire et ton chant

sauf tes yeux rieurs d'adolescent

qui miroitent sur les scintillements de la mer,

 

Jusqu'à ce que ta liberté soit la mienne,

dans cette Europe qui renonce à ses lumières persiennes,

à ses lettres persanes et ses odeurs de Flores parisiennes,

je serai ce grand voyageur solitaire

qui te rejoindra sur la mer

pour faire souffler le vent de la liberté

et faire voler en éclats les horreurs de leurs mots barbelés,

leurs prisons tristes, leurs cachots désenchantés,

leurs coeurs desséchés

comme des fruits morts exposés au soleil

avachis sur leurs transats en sang

dans ces hôtels de luxe hors de ton temps

fuyant la torture intime qu'ils te font

à travers la luxure qu'ils pratiquent

en invitant des femmes de ton peuple

mais en niant les droits de ton peuple

au ralliement de ce simple argument:

vivre dignement.

 

Quand je danse sur tes mots,

quand je lis sur ton visage

tous ces drames, tous ces maux

qui font se révolter ton peuple en rage,

je serai encore ce nageur en nage

qui viendra te rencontrer sur un nuage,

je resterai sur la vague de ce naufragé clandestin

qui comme toi, de vague en vague, a égaré son destin

parmi les cris de haine et de peur,

dans les discours xénophobes et d'exclusion

de mon peuple qui fuit ton regard

sans jamais comprendre tes mots de cauchemar

qui saignent devant leurs remparts

et qui attendent intensément leur vrai départ

pour une vie nouvelle quelque part

après avoir déposé tout leur bazar

et ton corps d'ébène dans cette gare

près de chez moi, près de ma maison,

dans ma ville ou mon village,

dans ta ville, ou ton village.

Ici, c'est devenu chez toi.

Là-bas, c'est devenu chez moi.

 

J'attends avec toi sur la vague.

Nous sommes devenus les naufragés en vogue,

les vedettes d'une histoire planétaire,

et nous attendons l'épilogue,

notre happy end ou la fin divine au fond de la mer

après le passage du Deus ex Machina,

Dieu issu de la Machine, notre Matrice.

à Syracuse en Italie, à Ventimille,

qui renverra tous les Tartuffe à leurs études de pacotille,

à leurs frileux calculs électoraux,

à leurs mensonges ineptes et leurs lois inertes.

 

 « Nous vivons sous un prince ennemi de la fraude, / Un prince dont les yeux se font jour dans les cœurs, / Et que ne peut tromper tout l’art des imposteurs. »

Molière

 

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 JE SUIS LE GARDIEN DE NOTRE BUT.

NOTRE TEAM EST CETTE DREAM TEAM

QUI BAT DU TAM-TAM ET GAGNERA CETTE STUPIDE GUERRE

NÉE DES FRONTIÈRES QUI NOUS DIVISENT.

CAPTAIN NEMO

 

Et maintenant tous ensemble sur la chanson de Lil Muja "Free Boyz"

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé

Oh la la la la

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé lé lé

On va gagner

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé

Oh la la la la

Oh lé lé

Oh la la

Oh lé lé lé lé

coupez les barbelés

 

 

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