10/10/2015

Allemagne: les démons du passé ressurgissent

Après avoir subi les accusation de Mère Marketrelle de l'Europe, Angela Merkel doit affronter un autre surnom: celui de Passeuse de migrants illégaux.

Nous savons sur  quel registre joue la Chancelière selon les critères extrémistes: d'un côté la fossoyeuse de tous les laisser-pour-comptes européens au profit exclusif du marché; de l'autre la passeuse criminelle de centaines de milliers de clandestins, de surcroît musulmans, qui envahissent l'Europe et bouffent le pain des Allemands sans travailler.

Dans le registre de la haine, l'extrême-droite peut donc profiter à fond de la situation et s'en donner à coeur joie pour descendre en flèche la Chancelière allemande.

Plus historiquement, l'extrême-droite, allemande comme européenne, veut tout simplement la mort de l'idéal européen, la fermeture des frontières, le retour à la nation, et l'expulsion des étrangers afin de mettre un terme aux sociétés multiculturelles et conserver un pouvoir totalitaire, par la force, la censure, la violence d'Etat, les meurtres collectifs de minorités, et les éliminations physiques des opposants les plus influents. Cela portait un nom dans les années trente: le fascisme Blanc, d'Hitler en passant par Mussolini et Franco.

Si nos démocraties, nos peuples qui les représentent, décident de donner encore plus de poids à cette folie, l'Europe finira à feu et à sang non pas par la faute des immigrés mais par les mensonges, les saletés, les inepties, les horreurs d'une extrême-droite décomplexée qui se rue au combat pour porter l'estocade aux gouvernements démocratiques. En Allemagne, comme en Suisse, comme dans le reste de l'Europe, il faudra choisir son camp. L'heure est moins que jamais au compromis. Il faut repousser la peste brune quitte à en perdre sa propre vie.

Europe! Ne cède pas aux sirènes du Mal.

 

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