22/10/2015

Migrations: la justice ou la police et les expulsions

Ils sont des dizaines de milliers de clandestins à être arrivés cette année sur le territoire de l'Europe. Et ils ne sont pas prêts à être légalisés chez nous.

Seuls, les Syriens et Syriennes ont un bon pourcentage de chance de rester provisoirement ou définitivement ici, sur le Continent qui a créé la Charte des Droits de l'Homme, le Continent qui a voulu chasser les fascismes et les dictatures. Pour tous autres, et surtout ceux d'Afrique Noire, ce sera où la clandestinité à long terme en se cachant ou le retour dans leur pays qui n'est plus un "chez eux" mais une prison, un goulag, où ils ne recevront comme accueil que le rejet de leur famille et la honte d'avoir échoué, au mieux (ou est-ce pire encore?) ou la prison voir la mort ordonnée par un tyran qui n'apprécie pas que l'on s'oppose à sa toute-puissance.

Allons nous garder des dizaines de milliers de clandestins sur nos terres par lâcheté et par volonté de ne pas créer "d'appel d'air" comme disent les politiciens et politiciennes qui ne manquent pas d'air?

Allons-nous tous les renvoyer chez eux au risque d'être les complices objectifs de leur emprisonnement, de leur meurtre, de leur disparition?

Il y a un temps pour la réflexion et la recherche de solution officielle qui ne mettent personne dans l'illégalité. Et puis il y a un temps (l'hiver) ou l'action devient absolument nécessaire au risque de rentrer dans l'illégalité à cause de gouvernements et de populations irresponsables qui refusent de voir la réalité en face. Et cette réalité nous explose à la figure. C'est Calais. Mais aussi tous les nouveaux arrivants qui se pressent aux frontières de l'est devant les barricades de la Hongrie, les armées mises en alerte en Slovénie, et dans les nouveaux bidons villes d'Italie et de France.

Ils sont des dizaines de milliers à attendre une régularisation de leur vie en Europe. Pour beaucoup, ils cherchent un pays (l'Angleterre pour beaucoup d'entre eux) où un membre de la famille, même lointain, habite. Ils recherchent une famille qui les accepte pour créer des liens, de l'amitié, de l'aide, des conseils, une solution et une formation professionnelle.

Qui va aider? Qui va prendre le risque d'accueillir un ou des clandestins qui n'ont aucune chance institutionnelle de vivre chez nous?

A chacune et chacun, je vous laisse le soin de votre réflexion avec ce photo-montage plus vrai que nature pris à Ventimiglia, à la frontière italo-française... et cette chanson célèbre de Jean Ferrat.

La justice est un idéal souvent jugé fondamental pour la vie sociale et la civilisation

 (source wikipédia)

 

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Commentaires

La voix... Oui, c'est important la voix, la gestuelle, la présence, le face à face. Encore faut-il en être l'invité quelque part. Hors, de média je n'ai rien vu venir depuis une éternité. Je suis comme soeur Anne... Et puis mes adversaires auraient tant d'armes pour m'attaquer sur ma vie privée que ma pensée serait décrédibilisé aussi vite que mon ombre qui ne suit partout. Je ne me cache pas. Je donne ce que j'ai à donner et on me prend comme je suis.

Au fait, vous n'avez pas relevé le gag concernant Guillaume Tell, son fils, et Gessler. Parce que si Guillaume Tell a donné à son fils les clefs nationales en suivant les ordres de Gessler, il a ensuite tué sa propre nature qui est d'être le tyran ultra-libérale qui tient la finance mondiale entre ses dents d'acier... Et dire que le peuple libre de Suisse ne voit pas que ce Tell-là est Gessler partageant sa vie entre son château et sa villa...

Écrit par : pachakmac | 22/10/2015

Il est fort Blocher, très fort.

Écrit par : pachakmac | 22/10/2015

Ca aussi c'est fort! Ca donne les résultats que l'on vient de voir en Suède :

"Le coup d’Etat

Stefan Löfven vient donc de revenir sur sa décision : les élections prévues pour 2015 n’auront pas lieu, et le résultat de celles de 2019 est d’avance neutralisé puisque l’entente des sortants, ou plutôt de ceux qui ne veulent pas sortir, est organisée jusqu’en 2022. La Suède aura donc la « chance » d’être la première démocratie du monde à connaître la composition de son gouvernement avant les élections, et à savoir qu’il restera en place indépendamment de leur résultat. C’est sûr que ça renouvelle le concept de démocratie, tellement même qu’il faudrait trouver un nouveau nom.
Mais ce nom existe déjà : comment nomme-t-on un événement où les élections annoncées sont brutalement reportées, le pouvoir annonçant que de toute façon il restera en fonction quel qu’en soit le résultat ? Bien sûr, cela n’a pas été proclamé sur fond d’hymne national par un colonel dont la garde prétorienne vient de s’emparer de la télévision : la Suède n’est pas une république bananière. C’est du moins ce que les naïfs croyaient jusqu’ici. Car si la Junte est habillée en civil, et que le parlement fait partie de la farce, c’est quand-même, très exactement, ce qu’on nomme un coup d’Etat. C’est d’ailleurs ainsi qu’il est vécu de l’intérieur (cf. I.Carlqvist et L. Hedegaard)".

On voit ce que cela donne, alors moi je redis encore et toujours, Merci Monsieur Blocher!

Écrit par : Corélande | 23/10/2015

@Pachakamac je ne sais pas s'il vous est possible de ré-écouter l'émission 28 minutes d'hier soir/ Arte
J'ai été comblée d'aise en écoutant les différents intervenants dont un historien un géopoliticien et une responsable d'ONG qui tous ont dit,.si on veut accueillir des migrants on prépare le terrain et surtout les populations .
Quand aux images là aussi ils ont avoué les bidouillages
Mais voilà on vit dans un monde ou vitesse et précipitation sont les seules mamelles pour faire des projets qui durablement ne porteront jamais les fruits souhaités et ce surtout en politique

Écrit par : lovejoie | 23/10/2015

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