19/11/2015

#JeSuisUnChien, les étranges coïncidences

Les rencontres surnaturelles avec la culture sont nombreuses et intrigantes.

Parmi les faits surnaturels de cet été 2015 à Vintimille qui dépassent l'entendement, il y a cette histoire véridique:

A la fin de mon séjour au No Border Camp, j'ai fait la connaissance d'un migrant soudanais qui parlait un peu le français et qui m'a raconté des brides de son voyage jusqu'à la frontière franco-italienne. J'ai parlé de ce jeune homme dans un de mes billets précédant  consacrés à ma vie passée dans le camp de migrants.

Son histoire m'a beaucoup émue comme son visage rayonnant malgré les larmes qui se cachaient dans ses yeux. Il aimait la musique, il chantait souvent avec sa musique du Soudan, mélange de pop féminin et de rythmes africains. J'aimais tellement cela. Et avant mon départ, je lui ai transmis un bracelet cuir en lui disant que ce cadeau n'était pas seulement pour lui mais qu'il représentait un talisman d'alliance avec les migrants dont lui était le porteur de ce souvenir de solidarité humaine transcontinentale entre nous.

J'étais loin de me douter que quelques mois plus tard il y aurait une sorte de relation surnaturelle entre ce geste et les évènements parisiens, ce hastag #JeSuisChien" pour ce pauvre animal qui est mort dans l'intervention policière à Saint-Denis contre les terroristes de Daech. Car ce hastag viral, qui a un peu scandalisé les bonnes consciences qui ne veulent pas comparer la valeur d'un chien à un être humain, fait également acte de situation surnaturelle avec la chanson arnarchiste de Léo Ferré dont vous savez le parcours sur mon blog durant mon séjour à Vintimille.

Je ne sais si un jour je reverrai mon frère Soudanais. C'était plus ou moins prévu qu'il tente sa chance pour la Suisse et qu'il me donne des nouvelles de lui s'il arrivait chez nous. Depuis, je ne sais plus rien de lui et je ne l'ai pas retrouvé sur Facebook.

Quoiqu'il en soit, voici une image prise plus loin dans le temps avec mon collier de chien Kalvin Klein que je portais à Vintimille et qui devait normalement être donné à mon frère Adam dont je n'ai hélas pas revu juste avant mon départ du camp. Avec ce collier, le bracelet cuir Diesel remis à mon ami du Soudan. Et comme animal, une sorte d'amulette d'Amérique du Sud que ma fille aînée m'avait donné en revenant d'Amérique du Sud il y a plusieurs années de cela.

Je vous laisse avec la photo et encore une fois avec la chanson de Léo Ferré. Les coïncidences, toujours les étranges coïncidences...

 

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