22/12/2015

De l'art du réveil au moment de créer à l'Usine

Soit. La violence est le moyen de continuer la politique quand il n'y a plus d'autres moyens de se faire entendre. En sommes-nous vraiment arrivés là dans la République de Genève?

Soit. Les casseurs qui ont saccagé les rues de Genève ont agi en pleine conscience et non en pleine idiotie mais ils se cachent sous des cagoules pour s'éviter la prison et les poursuites financières. Ce qui n'est pas une preuve de courage mais de lâcheté banale.

Soit. Vous voulez changer la société et sortir du capitalisme responsable, à vos yeux, de tous les maux sur cette Terre. On se permettra de rappeler ici que se sont d'abord des êtres humains élus par le peuple qui créent le système dans lequel nous vivons tous et qu'en démocratie, il existe un droit de vote qui permet à la population de se faire entendre et représenter. Que si par les temps qui courent de moins en moins de personnes croient vraiment au changement politique par le vote, il n'en est pas moins vrai que le changement par des actes de violence ne conduisent pas à plus de démocratie mais à plus de dictature, que cette dictature surgisse et s'exercent par ceux qui ont le pouvoir et qui vont réprimer les révolutionnaires ou que ce soient les révolutionnaires qui prennent le pouvoir par la force et imposent leur loi martiale au détriment du peuple.

Si je suis un opposant farouche aux violences exercées par les anarchistes ultra qui ont sévi à Genève ou partout ailleurs, c'est que je crois notre projet révolutionnaire bien plus porteur d'utopie génératrice de bien-être et de justice s'il évolue dans la non-violence par une résistance artistique, politique, et économique aux formes du pouvoir en place.

Si je suis un partisan de la légitime défense c'est que j'estime que personne n'a le droit de vie et de mort sur quiconque et que si l'oppression policière lors d'une manifestation même sauvage (comme à Paris les 22 et 29 novembre dernier) devait finir sous la bastonnade des matraques, voir pire, il est du devoir du résistant de protéger les siens qui sont agressés et non de mourir passivement sous les balles en acceptant la boucherie des assaillants sans rien tenter contre eux.

Je me réveille donc tous les matins avec le coeur du prolétaire, du cuisinier au combat, qui part à l'Usine travailler avec sa créativité en bandoulière et son envie de créer les conditions du changement tout en travaillant dans notre système capitaliste qui n'est pas le pire des systèmes mais le moins mauvais inventé à ce jour à l'exception de tous les autres qui ont produit d'horribles dictatures.

Il nous faut donc nous battre avec nos armes de combat qui sont la culture, la philosophie, la solidarité, les actes de nos vies qui entraînent les citoyens et citoyennes du monde dans les actes de résistance et de démocratie propices à tous.

Si Che Guevara avait eu la vérité toute entière entre ses mains, il aurait remporté son combat. Hors sa vie, et celles de ses compagnons d'infortune, a fini lamentablement dans la pampa bolivienne. La violence ne débouche pas sur plus de justice mais sur plus d'oppression et cela quel que soit le camp qui l'exerce. Les forces de libération militarisées conduisent à la junte militaire, donc tout le contraire de ce que les anarchistes revendiquent chaque jour dans leurs discours et leur volonté à plus de solidarité, de liberté. et de justice en ce monde.

Je ne crois pas à la violence mais je suis partisan de la légitime défense contre tout oppresseur qui voudra ma mort et celles de mes compagnons et compagnes de lutte.

Belle jeunesse, ne rejoins pas le club des violents sur cette Terre qui souffre de la violence du monde. Rejoins la liberté, le combat non-violent, la lutte non armée des partisans de la justice pour tous les êtres humains sur cette Terre.

 

Les commentaires sont fermés.