30/12/2015

Déchéance de nationalité: "En clair, il me reste Hitler et Mein Kampf"

Enlever la nationalité à un terroriste qui agit au nom d'une idéologie bien précise et vous le conforterez définitivement et à jamais dans sa croyance sectaire et totalitaire.

Vous ferez de lui un criminel et assassin (ce qu'il est devenu définitivement en termes juridiques par sa condamnation devant les juges) doublé d'un monstre robotique déshumanisé et exclu de la communauté des humains (ce qu'il deviendra définitivement grâce à la déchéance de nationalité). Au final, vous en ferez une sorte de gorille dont la haine et la rage se déchaînera absolument et irrémédiablement à sa sortie de prison. Il ne resterait alors, dans l'absolu, qu'à l'enfermer à vie pour protéger la société de la récidive ou, autre décision de loi constitutionnelle retournant à l'âge de pierre, à condamner systématiquement à mort tout auteur d'attentat terroriste ( un père de famille français qui massacre toute sa famille à la kalachnikov est-il un terroriste genre passionnel? Je laisse ouvert le débat comme pour tous les autres crimes commis sauvagement sur des personnes innocentes ou ne méritant pas qu'on leur ôte la vie par la décision d'une justice toute personnelle). On pourrait remettre au goût du jour la guillotine chère aux rois de France...

Au final, déchoir de sa nationalité un Français ou une Française dans le cadre d'un attentat djihadiste c'est enfermer encore davantage un jeune homme d'une vingtaine d'année dans son discours fasciste et ne lui laisser que cette seule possibilité de réflexion stupéfiante, cet opium du peuple qui a condamné au désastre tant de peuples, au lieu d'un éventuel repenti fait durant ses années de prison et un retour encore possible à la citoyenneté malgré les horreurs commises:

"En clair, il me reste Allah et le Coran" dira le terroriste. Et il n'y aura plus aucun doute sur cette certitude qu'il commettra encore d'autres bains de sang une fois sa "liberté" retrouvée...

Ou comment être dans l'obligation absolue pour François Hollande et Manuel Valls de créer un Guantánamo bis une fois cette loi constitutionnelle adoptée...

Pour ma part, je retourne chez Guantanamera avec Joan et Joe histoire de croire que je vis dans un monde d'avenir plutôt que dans un monde de déchéance absolue.

 

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