19/01/2016

The Eagles: c'est l'hécatombe des Aigles au coeur des catacombes du monde

Glenn Frey est parti faire un petit tour dans l'espace. Il n'en est pas revenu. Ce début d'année est un carnet de deuil rempli de somptueuses adresses.

Il faudra continuer la mission. Y-a-t-il d'autres candidats et candidates à poursuivre le rêve des sixties? Ce Peace and Love tant trahi des élites et des peuples démocratiques qui se sont réfugiés dans le cynisme, les comptes offshores, les combines pour d'abord s'enrichir sur le plan matériel avant même de sortir des tréfonds de leurs âmes des sons multisensoriels seuls capables de transformer les valeurs, les idéaux, en créant de véritables ouvertures d'esprit qui feront exploser les carcans religieux, les mafias les plus terrifiantes, les bassesses humaines qui se multiplient sur notre Terre en nous laissant le goût d'un monde perdu prêt à s'effondrer sur lui-même.

 

Nous étions de jeunes fous

beaux comme des dieux

avec nos longs cheveux

et nos rubans dans les cheveux.

 

Nous tracions la route

pour mille ans

à des générations de garçons

qui feraient voler les papillons

dans le coeur des filles pharaons.

 

Nous étions fous dans ce royaume

des champs et des forêts

où une seule guitare

pouvait allumer mille phares

sur la Terre des humains.

 

On pouvait danser dans la boue

jusqu'au matin et se jeter à la rivière

pour cueillir au pied du lit les sirènes

et leurs étoiles nues sous leurs paupières.

On pouvait faire l'amour libre

et romantique sans dire

si notre amour durerait toute la vie.

 

Il suffisait de se regarder dans les yeux

et de se prendre par la main,

de se dire qu'on se plaisait bien

et qu'on voulait un vol dans l'espace gratis

pour arriver sur la lune myosotis

d'une fille ou d'un garçon

qui attendait ce petit pas pour Eros

un pas de géant pour la vie.

 

Ce rêve bleu sur l'herbe d'amour,

ces fleurs partout odorantes,

et les vapeurs opiacées de la nuit,

les parfums d'encens brûlant

nos corps dans les soupirs assouvis.

 

C'était nos années folles.

Mais il me semble

que vous aussi jeunesse

vous avez besoin de vos années folles

avant que la Bête ne vous dévore

de sa noirceur carnivore.

 

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