20/01/2016

33 minutes 33 secondes 33 centièmes 33 millièmes

Il me reste exactement

33 minutes pour t'écrire;

33 secondes pour te dire;

33 centièmes pour m'évanouir;

33 millièmes pour jouir.

 

Il me reste

ce goût de toi;

cette folle envie

de te prendre pour toute la vie;

ce sentiment invincible

que tu restes irrésistible

et que le monde invisible

me dit que c'est toi ou alors impossible.

 

Reviendras-tu me dire que tu m'aimes

où devrai-je rester seul dans ma bohème

à inventer la chimère du grand amour,

à construire mes états érotiques

sur des cartes d'enfant électriques

qui viendront s'ajouter aux cantiques

de ce texte dernier quantique

n'ayant pas su te garder dans la lumière,

n'ayant pas su t'inventer en haute mer,

cet univers qui a su te séduire

au-delà des autres garçons éconduits

de ceux qui te cherchaient

et te trouvaient à chaque fois dans ton lit d'élixir.

 

Comment écrire des mots

s'ils ne te touchent au-delà de ta glace,

s'ils n'embrasent pas ton palace,

s'ils restent frigides et sans écho?

 

Il me reste exactement

33 minutes pour t'écrire;

33 secondes pour te dire;

33 centièmes pour m'évanouir;

33 millièmes pour jouir.

 

Alors si je ne suis qu'un robot

perdu quelque part dans ton univers,

un métro-boulot-dodo

qui perd sa vie au Café de l'Univers

en pensant que tu deviendras mon 33 tours

destiné à Universal Love,

laisse-moi finir ma vie

sur cette comète sans vie

et n'attends plus de mon coeur

qu'il batte pour ta chaleur,

ton soleil entre tes cuisses humides,

tes collines qui s'appellent  sexe pyramides.

 

Il me reste exactement

33 minutes pour t'écrire;

33 secondes pour te dire;

33 centièmes pour m'évanouir;

33 millièmes pour jouir.

 

Avec Toi.

 

 

 

 

 

 

 

 

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