29/01/2016

Au nom du business, de la charia, et du bénéfice

Ainsi Rome se couche devant l'Iran de Rohani comme la France de Sarkozy s'était couchée devant la Libye de Kadhafi avec les conséquences tragiques que l'on connaît.

Le business l'emporte sur tout. On peut voiler les statues pour plaire à la pudeur iranienne comme demain, un monde musulman rigoriste majoritaire et autoritaire pourrait exiger de nos femmes et de nos filles de se voiler la face et perdre leurs libertés chèrement acquises.

Les femmes occidentales qui se rendent en Iran doivent obligatoirement se voiler et quand c'est l'Iran qui vient à nous, c'est l'Occident qui, au nom de la politique économique, accepte les exigences iraniennes. Ce n'est plus possible. Si l'Occident renonce à ses valeurs et se soumet, nous finirons tous soumis non pas à Dieu ou même Allah mais à la loi des hommes qui imposent leur jeu et leur pouvoir. Si les femmes musulmanes se disent libres, qu'elles laissent aux femmes libres de choisir leur mode de vie, leur façon d'aimer, leurs goûts, leurs choix de s'habiller comme de se déshabiller. La pudeur est personnelle. Elle n'est pas collective. Et si la société réagit à la nudité, elle se doit aussi de réagir prestement à l'obligation du voile, voir de la burqa.

Nos libertés démocratiques sont bradées au nom du business. Nos sociétés suintent la haine par retour de réaction. Mais toute la politique mondiale continue à satisfaire les hommes puissants qui veulent imposer leur choix religieux, économiques et sociétales à toutes et à tous. Ce n'est déjà plus de la démocratie. C'est le retour de la tyrannie déguisée sous des formes financières soumettant les êtres humains érigées en normes démocratiques. Pure hypocrisie. Pure manipulation philosophique d'une prétendue démocratie qui n'existera bientôt plus dans les actes si nous continuons à perdre le terrain citoyen par nos soumissions diverses aux pouvoirs économiques.

 

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