01/02/2016

Campus de Cologne et campus américains, le viol vu différemment

Il faut être aveugle pour ne pas voir le manque de recul médiatique et sociétale sur les agressions sexuelles de Cologne le soir du 31 décembre.

Le viol existe de tous temps et en tous lieux. Organisé en bande ou pratiqué de façon solitaire, les hommes portent cette tentation criminelle en eux et ce n'est qu'à travers l'éducation, la civilisation, que les hommes civilisés ont vaincu (mais le risque reste potentiel partout...) la Bête qui sommeille en eux.

Crime qui ajoute au crime, il est scandaleux de faire une distinction de classe sociale (là, en Amérique du Nord, ce sont des fils de bonne famille protégés par de grands avocats qui se défendent contre l'accusation d'une agression en groupe sur une jeune femme, alors qu'à Cologne se sont des déshérités n'ayant plus rien ni famille ni moyens pour leur défense ni même le droit de rester sur le sol allemand qui font office "d'étudiants alcoolisés" s'en prenant en groupe à des jeunes femmes pour assouvir leur instincts d'hommes en manque de tout, de sexe mais d'amour aussi) et de race ( là, hommes blancs américains jouissant de pas mal d'avantages sociaux; ici, hommes de couleur étrangers illégaux ne jouissant de rien sauf d'attendre dans l'angoisse sur un éventuel statut de réfugié accordé.

Un homme européen ou américain aurait-il donc plus le droit de violer une femme qu'un migrant? Serait-il aussi plus excusable parce que sous influence de l'alcool et que la fille victime l'aurait prétendument allumé durant la soirée disco).

Pour ramener le problème de la nuit de Saint-Sylvestre, il est nécessaire de dire que les hommes venant d'autres contrées ne sont pas plus des saints au naturel que nous le sommes. Le salaud sommeille en chaque homme. Les comportements à risques, filles légèrement vêtues, regards souriants, etc. sont des attitudes normales dans une société libérée du dogme de la femme pécheresse qui mériterait les derniers outrages par sa déviance comportementale. NON. La femme est l'égale de l'homme et elle fait ce que bon lui semble de son corps. Elle n'est pas sous la coupe et la contrainte du mâle. Il peut arriver que l'homme souffre de frustration devant l'attitude allumeuse d'une fille. Cela ne lui donne pourtant pas l'autorisation de la violer ou de pratiquer des attouchements qu'elle refuse.

Pour celles et ceux qui condamnent les migrants dans une sorte de collectivisme effarant, rappelant les pogroms contre les juifs, sans prendre le soin de lire tout ce qui se passe à travers le monde entier en matière d'agressions sexuelles, je leur conseille de lire l'article ci-dessous qui ne plaira pas à tout le monde. Le viol est un problème global qui engage toute notre civilisation de façon universelle.

http://www.slate.fr/lien/26953/universite-viol-femmes

 

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