04/02/2016

Survivre à la déchéance

J'ai froid.

Dehors c'est l'effroi.

Ils ne veulent pas de nos élégances,

ni de nos coeurs frisant cette sublime danse,

terminal de nos idéaux,

lutte finale contre les mensonges infernaux.

Syncope de nos folles énergies,

rassemblement ultime de nos vies,

de nos pensées libres sans frontière

en transhumance  vers Lesbos ou Cythère

là où viennent s'échouer en chemin

nos soeurs, nos frères humains,

des enfants, des femmes, des hommes,

bafoués comme des bêtes de somme

par de terribles hommes armés en guerre

contre la possibilité d'un monde égalitaire.

 

J'ai froid.

Dehors c'est l'effroi.

Et demain, peut-être,

le Néant aura remplacé l'Être.

 

Je suis le Grand Tatoué

d'amour sans limite,

le blessé d'amour,

le meurtri de violence,

le torturé par la guerre,

le maudit des meurtriers,

le dernier à croire au changement,

le premier à voir ton amour en chantant.

 

A nous, ces six heures pour nos libertés!

Les commentaires sont fermés.