15/02/2016

Pris à ton florilège

Dans ton café de flore

appris à chasser ce foutu sortilège

qui m'a salement pris au piège

de ma propre mort.

 

Inexistant à la femme,

je ne rôdais plus dans les bars,

plus dans aucun lupanar.

J'étais un homme sans flamme

qui brûlait seul d'amour

dans sa chambre sans frontière.

 

Et puis tu m'es apparue

par ce temps de chien,

un temps où il n'y avait plus rien,

qu'un endroit à redevenir ce bâtard

dans ta rue interdite

pour oublier ma vie de bagnard

en rôdant dans mes souvenirs

de vieux routard

à flairer la fille d'une passe

qui me mettrait encore une fois

dans sa fabuleuse impasse.

 

Et maintenant que je fais

ce siège devant ton joli solfège

qui connaît sur le bout

de leurs grosses quéquettes

toute la lâcheté de ces hommes

qui pètent à la gueule des filles,

toutes leurs fuites en avant

après avoir tiré

leur mauvais coup

sur ton joli corps,

 

et maintenant que je fais

ce siège devant ton collège

de jeune fille au couvent

pour inventer cette nouvelle magie,

ce nouveau langage

de mes mots d'amour brûlant

comme des bougies de Noël

sur ta plage encombrée

de ce manège, de ce bordel

en cherchant à m'échapper

de ce piège à con

qui a fait de ma vie

une totale solitude

dans ce désert de zénitude

alors que je suis

une centrale solaire,

ce volcan en fusion

dans cette ère glaciaire

prêt à t'aimer frappadingue

et à combattre leur haine,

leur désamour,

leurs niques atomiques

à tirer leur mauvais coup final

sur mon amour satanique

dont je connais la botanique

de plus en plus par coeur,

 

et maintenant que

je ne suis plus seul,

ou presque plus seul,

je voudrais

que ton impasse

devienne cette grande avenue

de mes jours et de mes nuits,

le trou noir

où j'irai encore puiser cette lumière,

le chat noir

qui me permettra le bonheur

de te faire l'amour

à chaque tour d'horloge,

encore et encore,

de faire l'amour

à ta Venoge,

à nos corps à corps,

à nos éloges,

à tes

encore

je t'aime mon amour.

 

Et tant pis,

vraiment tant pis,

si cela dérange leur morale

pas si pure que cela.

Nous aussi nous avons

droit à notre amour floral

au milieu de ce théâtre bestial.

 

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