19/02/2016

Dans ce long tunnel

Dans ce long tunnel

vers ta liberté

ou vers ta mort,

ils ont tracé le fer de

la dictature inconditionnelle

contre tes valeurs naturelles.

 

Choisir entre des opinions,

donner le pouvoir à des salauds,

faire l'amour à des salopes,

ou rester libre

et dire Fuck You

à celui qui maltraite le peuple,

à celle qui n'a jamais eu de parole,

aux gens qui vivent de sadisme,

en prenant toute leur liberté pour droit

et en en accordant aucune aux autres.

 

Je suis né pour vivre libre.

Je vois le crime dans le noir

comme une chauve-souris.

Je suis né pour vivre libre.

J'ouvre un grand livre blanc

avec des papillons et des fleurs

comme un ex-fan des sixties

et de nos années folles.

Je suis né pour vivre libre.

Et toi qui vit en cage,

n'oublie pas que la liberté

ne s'obtient qu'au prix

du courage, de la volonté,

de la philosophie,

du choix de l'amour

et de l'éradication de ta haine.

La liberté ne s'obtient pas

en privant la liberté des autres.

 

Je suis dans ce tunnel.

Je creuse dans mes jours;

j'excave dans mes nuits.

Je trouve des quartz roses

des Alpes pour elle

que je lui ramène

au pieds de son lit

et de ses dentelles.

Et demain nous atteindrons

l'azur de notre Méditerranée

quand nous aurons fini

de nous noyer

dans votre océan d'indifférence,

dans votre criminel silence,

dans vos prédations et vos licences

qui vous ont donné le droit

de nous éliminer et de nous baiser

comme des chiens

n'ayant jamais existé.

 

« La bête souple du feu

a bondi d’entre les bruyères comme

sonnaient les coups de trois heures

du matin. Comme l’aube pointait,

ils l’ont vue,

plus robuste et plus joyeuse que jamais,

qui tordait parmi les collines son

large corps pareil à un torrent.

C’était trop tard. »

Jean Giono

 

 

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