23/02/2016

Les lumières nues

Tu vois mon frère,

si tu me dis

que tu as découvert la lumière

et qu'il faut couper les têtes

aux infidèles;

qu'il faut violer les filles et les femmes

pour trouver enfin  ses ailes

d'ange auprès du Ciel,

je me dis là,

mon frère,

tu te fourres le doigt

bien profond

dans ta propre boue,

que t'auras fait de ta vie

une saison dans les fers

de leur folie totalitaire.

 

Et toi ma soeur,

si tu suis ton frère

sur ce chemin imaginaire,

prétends-tu encore rester femme,

une épouse digne d'elle,

alors que des enfants

pleins de vie

explosent sous vos haines

pleines de rancune,

d'obscurcissement,

et d'amertume?

Et toi ma soeur,

si tu regardes

nos lumières mises à nues

apprenant à aimer,

à se fourvoyer,

à se trouver,

sur le dancefloor,

que tu vois cela

comme l'expression

du plus parfait enfer,

de la perversion sexuelle

la plus aboutie,

de la négation d'Allah,

je me dis là

ma soeur

tu te fourres le doigt

bien profond dans ta propre boue,

que t'auras fait de ta vie

une saison dans les fers

de leur folie totalitaire.

 

Entre viol et séduction,

savez-vous encore,

mes soeurs et mes frères,

où se situe l'enfer et la mort?

Entre meurtres et jouissances,

savez-vous encore,

mes soeurs et mes frères,

où se situe l'enfer et la mort?

Entre anéantissement et civilisation,

savez-vous encore,

mes soeurs et mes frères,

où se situe l'enfer et la mort?

 

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