05/03/2016

Mille hommes dans ton petit boudoir

Mille lutins ou mille coquins.

Tonnerre de Zeus!

Pourquoi faut-il

que je sois l'un d'eux?

Mille lutins ou mille coquins.

Tonnerre de Zeus!

Au final, il n'en restera qu'un seul

vivant et fier d'avoir gagné

la guerre de l'amour.

C'est la guerre chaque jour

dans tes tranchées.

Certains tombent au premier combat.

Ils disparaissent comme des nains

avalés par ta sexe machine

et ne refont jamais plus d'apparition.

D'autres, plus curieux de ta nature,

reviennent visiter

et demandent de l'eau à boire

ou un thé froid,

avant ou après le désert liturgique

et la pause pornographique,

c'est selon.

Ils sont des soldats plus entrepenants

ou alors juste de tristes mendiants.

Ils aiment jouer dans tes vallées

à l'heure du repos du guerrier

après une longue journée de travail

ou un refus de Madame

à leur domicile conjugal.

Ils restent pourtant des nains dans ton coeur

et ne seront jamais là,

jouant leur partition secrète,

que pour épater leur propre galerie

en manquant souvent de galanterie

avec tes ondulations et tes feulements.

Ton armée aura donc vu,

à la fin de ta guerre,

quelques mille fantassins

pas tous très courageux

et pour certains assassins

de tes rires et de tes désirs.

Quelques mille fantassassins

tous morts au combat!

Sauf un seul.

Car entre tous,

tu auras choisi ton général,

celui qui aura pris ta citadelle

avec son coeur  et son amour

et pas seulement avec sa sexe machine.

Quelques petits tours de manivelle

en ton corps

et la Belle au Bois dormant

se réveille dans les bras

du Général Marvel.

O mais quelle horreur!

Elle le jette à la mer!

Quelques petits tours de manivelle

en ton corps

et la Belle au Bois dormant

tombe sous le charme

du Général America.

Mais quel est ce bonheur

qui lui tombe du ciel

dans ses tranchées verdoyantes

tel le dernier soldat survivant

d'un très long combat

pour toutes les libertés féminines

et masculines?

 

A suivre...pour connaître l'identité du valeureux soldat qui restera à la fin

de ta guerre dans les bordels.

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