13/03/2016

L'Amérique prête à imploser?

Cela doit faire rire pas mal de monde, dont Daech et pas mal d'autres associations de malfaiteurs de l'islamisme...voir tous ce qui compte d'anti-américanisme primaire à travers le monde.

On se souvient du 11 septembre 2001. Nombreux sur la planète exultaient à la chute des Twins Towers et aux massacres des innocents sur sol américain. "Ils foutent le bordel partout sur la Terre. Bien fait pour leur gueule!". Cette réaction primaire, parfois suivie d'aucune réflexion profonde sur l'état du monde, se tenait dans de nombreuses bouches pas seulement d'Afrique, de Russie, ou d'Asie, mais aussi européennes,

Mais sans l'Amérique, que deviendrait donc la démocratie? Mais sans l'Amérique, notre monde a-t-il une chance d'avenir?

"On ne peut rien faire face à la montée de Donald Trump. Son argent peut tout et achète tout le monde" m'a dit ma petite amie avec sa clairvoyance d'une femme qui connaît bien comment fonctionne notre système de valeurs. Du coup, je me suis senti un peu l'inutile poète, l'idiot de service qui concentre son énergie et ses sentiments à une perte de temps inutile. Si ce qui doit arriver arrivera, c'est comme si Dieu ou Allah, mais lequel est le gentil, lequel est le démon, pouvait décider à notre place de notre futur ou plutôt du No Futur qui nous attend avec ce sentiment de profond fatalisme que nous sommes tous les marionnettes de Dieu ou d'Allah.

Je sais bien qu'un seul poète ne peut rien tout seul pour changer le monde. Ce serait se croire dans la peau d'Hitler ou de Donald Trump justement. Magnétiser une foule, la prendre à sa merci, la galvaniser à sa propre cause, la soumettre à sa propre idéologie, c'est l'oeuvre de tout bon démagogue. "Hitler voulait le bien de son peuple. Il ne pensait pas à mal et faire la guerre, tuer des millions de personnes. Après c'était trop tard. Une fois au pouvoir, il est devenu un tyran et ne pouvait plus changer le cours de sa propre histoire et de son suicide." a ajouté ma petite amie. Je l'ai écouté l'air grave ne sachant quoi répondre à l'intelligence d'Hitler et au pouvoir qu'il exerçait sur les foules. Je lui ai juste demandé si vraiment, selon elle, on ne pouvait rien faire face au destin tragique. Elle m'a dit que non. Que si ce type à la moumoute veut devenir président il deviendra président grâce à son intelligence, son argent, et son magnétisme. Alors en désespoir de cause, je lui ai juste demander si elle aimait la guerre. Et là, elle a réagit avec une grande force morale. "Mais bien sûr que non! Tu me connais! Comment tu peux me demander ça?" Je lui ai juste répondu que je savais bien qu'elle haïssait la guerre mais au fond de moi j'ai compris que mon combat de poète devait malgré tout continuer, garder l'espoir à tout prix, même si elle pensait que Thomas Mann et tous les autres n'avaient servi à rien dans les années 30 et que Hitler était arrivé à ses fins tout naturellement comme elle me l'expliquait avec tant de douceur et de clarté dans la voix.

Ensuite le silence s'est fait. Elle m'a entraîné dans sa bouche du monde et je me suis laissé faire comme un homme qui a besoin de son repos du guerrier. En Amérique, ils ont eu deux gorges profondes, l'une star du porno, l'autre star du Watergate. Pour le Zizigate, je crois qu'elle et moi formons la 3ème Gorge Profonde de l'Histoire moderne. Mais cette fois, tout est naturel et consentant.

Le boudoir philosophique, 13 mars 2016

 

 

 

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