01/04/2016

Vêtements ethniques, patriotiques, ou religieux

Chacun et chacune est libre de s'habiller comme il veut. Cela dit, mille restrictions sont autorisées tacitement par la loi pour interdire tel ou tel port de vêtement en des lieux spécifiques. Une banque imposera le costard-cravate à ses employés masculins et le tailleur ou le pantalon classe aux femmes. Le restaurateur voudra telle ou telle tenue pour ses serveurs et même ses cuisiniers qui seront parfois obligés de s'habiller tout de blanc bien que la mode soit aujourd'hui à des variantes dans les gris, les oranges, voir les noirs... 

Pour toutes sortes de professions, il existe des contraintes vestimentaires. De même, les églises et temples n'accepteront pas des gens en bikini ou maillots de bain dans le sanctuaire religieux. La liberté de s'habiller correspond donc bien à des codes sociaux partagés. Et parfois, il est nécessaire de négocier et renégocier encore ce que la société accepte et tolère ou pas dans des lieux publiques comme les piscines où une lutte pour le droit au burkini est engagée entre ceux qui le refusent catégoriquement pour toutes sortes de raison plus ou moins valable et ceux, les musulmans pratiquants, qui en font la demande de plus en plus fréquemment.

Ce qui devrait unir ensemble les communautés, c'est l'interdiction du voile intégral. On ne dissimule pas son visage en public. C'est une question de reconnaissance sociale entre nous tous. Les burqas et niqab sont des objets qui nient le droit à la femme d'exister socialement la condamnant définitivement à se dévoiler uniquement pour son mari, ses enfants, et ses proches à l'intérieur de la maison familiale. Cette condamnation religieuse sectaire du visage de la femme est à proscrire de nos sociétés moderne. De plus, l'absence de visage empêche toute identification des personnes en cas d'agression, et de crimes divers par des caméras de surveillance. C'est donc aussi un devoir de protéger la société d'un danger supplémentaire dans le cas d'attentats terroristes. Ce non définitif devrait être valider dans les urnes démocratiques partout dans le monde...en espérant qu'un jour les Wahhabites s'y mettent aussi...

Le vêtement a toujours été source de provocation, de reconnaissance, de prise de liberté, au sein de nos sociétés. Dernièrement, en Suisse, nous avons eu l'affaire de la chemise ethnique aux edelweiss dans le cadre scolaire.  Dans les années 60, les filles qui portaient mini-jupes ont d'abord scandalisé les parents et grands-parents et subi pas mal d'insultes machistes. Il fallait avoir le courage de sa liberté pour s'exposer ainsi au regard et au jugement des autres. Aujourd'hui, c'est la mode du vêtement musulman qui pose de gros problèmes à nos sociétés effrayées par une perte de nos valeurs occidentales au profit de valeurs plus orientales concernant la pudeur féminine. Mais à coup sûr, ce n'est pas avec un sentiment de peur et d'exclusion de l'Autre que nos valeurs seront les mieux portées à travers le monde. C'est sur un travail de conviction personnelle, de mise en valeur de la liberté féminine, de son corps mis à nu à travers l'art et la mode, que nous pourrons continuer à être fiers de nos valeurs et non avoir honte de défendre cette nudité avalée toute crue par le carcan religieux, qu'il soit islamique, chrétien, ou juif.

La nudité des corps ne connaît pas de frontière. Des femmes arabes, musulmanes, défendent leurs droits de s'habiller comme elles le veulent. Certaines pour se retrouver habillées d'un burkini dans une piscine, d'autres pour enfiler un bikini, voir un top less sur une plage de sable fin... Le goût de la liberté personnelle doit être laissé à chacun et chacune. Mais ce sont des raisons d'hygiène qui doivent prévaloir dans les piscines municipales quant au port des vêtements autorisés dans les bassins. Des raisons d'hygiène publique et rien d'autre.

Quant au Rossignol milanais qui chante si mal sa partition à Paris, c'est la faute au chef d'orchestre qui n'a pas encore été déchu de sa présidence. Erreur de casting sur erreur de casting, voilà où mène sa politique misérable.

C'est le 1er avril. Il est 11 heures presque tapante. Je réitère mon poisson d'avril de hier écrit sur ce blog. La Révolution des Tulipes se doit d'exister pour faire bouger cette France qui s'enfonce dans une sauce hollandaise rance.

 

Les commentaires sont fermés.