10/06/2016

Loin de l'éthique, tout près du fric

Comment nos grands sportifs, footballeurs en tête de liste, se voudraient en rêve des êtres presque parfaits, des héros irréprochables, proches du peuple, et solidaires de la démocratie et des travailleurs et qui, au final, n'est qu'une fiction cinéma hypocrite montée de toutes pièces par un plan marketing de nos médias.

Depuis au moins trente ans, des organisations internationales dénoncent les équipementiers de ces équipes (Puma, Adidas, Nike) pour l'exploitation scandaleuses des masses laborieuses en Asie qui fabriquent baskets et vêtements sportifs. Depuis trente ans, ces grandes multinationales nous promettent de faire des progrès, de finir l'exploitation éhontée de ces personnes qui travaillent pour elles dans des conditions lamentables. Depuis trente ans rien ne change et tout empire même sans que nos héros nationaux du football ne daignent se mêler à la lutte finale pour le droit des peuples à vivre décemment...

Bien au contraire. Nos héros pompent l'argent de ces multinationales grâce au sponsoring. Alors que le coût de la main d'oeuvre fabriquant les objets en question (qui implique tout de même des dizaines de milliers d'employé(e)s) n'est que de 2% dans le C.A. des entreprises, le coût du sponsoring (qui n'implique que quelques individus et clubs privilégiés ainsi que les droits FIFA et UEFA) est de 4% chez Puma, 8% chez Adidas et même 16% chez Nike! Donc, sur une paire de baskets Nike à 150 euros, 3 euros reviennent à l'ouvrier, 24 euros reviennent aux sportifs, clubs de foot, et droits de visibilité des grandes instances du football mondial! Durant ces 20 dernières années, le prix des produits fabriqués par ces multinationales a doublé mais le pourcentage concernant les salaires, lui, n'a pas bougé. Il se situe toujours autour des 2% du prix pratiqué en bout de chaîne auprès du consommateur. Plus grave encore, les multinationales délocalisent toujours du côté des pays à moindre coût qui leur permettront d'accroître les bénéfices. La Chine devenant trop chère, c'est du côté du Viet-Nam, de l'Inde, et l'Indonésie que le vivier d'esclaves modernes est recherché désormais. 

Aucun footballeur ne soulève sa banderole ou son poing dans le stade pour dire qu'il n'accepte plus son contrat de travail indécent qui implique que lui aussi fait partie des exploitateurs modernes du peuple par le jeu de dupe pratiqué par tout le monde dans ce milieu très sélect.

Aucun footballeur ne revendique une autre façon de faire dans le monde du business sportif. La poule aux oeufs d'or est bien trop avantageuse pour les stars pour oser se la mettre à dos.

Aucun footballeur de nos temps modernes n'est un héros du peuple. C'est juste un héros de pacotille sur jeu vidéo qui fait croire aux enfants, et aux grands enfants que sont les adultes, que le fair-play et la solidarité existent sur cette planète et que les peuples esclaves méritent le spectacle démocratique qui leur est offert... 

https://www.mediapart.fr/journal/economie/090616/euro-2016-des-sponsors-loin-de-leur-responsabilite-sociale

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Paris, 1er Mai 2016

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Commentaires

Au sujet de l'euro foot ,Ray Ventura répondrait après avoir réalise que sa chanson l'Orchestre en grève a donné l'idée é d'autres d'imiter ce qui fut pour lui et ses Collégiens un énorme succès . par une autre chanson ,Tout ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine ou de manger de la naphtaline ou encore de boire de la mort aux rats
On remarquera tout de même que parmi Huit debout aucune femme n'a tricoté comme à l'époque ou les caisses de chômage n'existaient pas

Écrit par : lovejoie | 10/06/2016

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