20/06/2016

C'est non entre Bastille et Nation pour la CGT!

Et ça recommence! En novembre dernier, les quelques centaines de personnes qui bravaient l'interdit de l'état d'urgence en osant manifester contre l'interdiction de manifester (au départ une manif prévue exclusivement en faveur des migrants et migrantes) réussissaient leur coup en rejoignant République en partant de Bastille.

C'était au milieu des voitures en circulation avec les CRS qui coursaient manifestants et manifestantes en gazant par intermittence...pour s'en prendre eux-même plein la figure...

Il fallait oser et les manifestants ont osé.

Pour la CGT et ses soutiens, il en ira de même...sauf que les CRS seront beaucoup, beaucoup plus nombreux pour interdire l'accès à la Bastille. Mais comment feront-ils ces braves policiers pour distinguer les manifestants des simples personnes qui circuleront dans Paris aux heures prévues? Les piétons seront-ils interdits d'accès à Bastille? Et les voitures? Aussi interdites de Bastille?...car les manifestants et manifestantes sont futé(e)s. Un auto peut amener autant de participants et participantes sur place.

Donc interdire aussi la circulation à Bastille?

Pauvre François Hollande et Manuel Valls. Même vouloir interdire une manif devient interdit pour leur survie politique. Mai 68 c'était un mois durant. Nuit Debout et tout le reste ça durera aussi longtemps que cette Loi Travail restera le but ultime d'un gouvernement devenu illégitime à force de politique mensongère, prétentieuse, et même scandaleuse par sa trahison des idéaux de gauche et républicains.

Il faut maintenir la manif. Le gouvernement ne peut pas arrêter un mouvement légitime qui défend les intérêts de celles et ceux qui travaillent, de ceux qui sont au chômage ou exclus de leurs droits à vivre décemment. Ce n'est sans doute pas le peuple qui débloque des réalités quotidiennes. Ce sont les néolibéraux qui se croient tout permis pour s'enrichir davantage encore et ce gouvernement perdu qui n'a plus que la répression et le rejet des gens refusant absolument de se faire davantage rouler dans la farine par les pressions incessantes néolibérales sous couvert de plus d'emplois.  

Je ne serai pas à Paris en cette fin juin. Mais juillet pourrait voir un Indien d'une tribu étrangère venir renforcer la contestation de la rue.

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Manifestante bravant l'état d'urgence.

Ballade sauvage dans Paris romantique, 22 novembre 2015...

 

Vivre sans idéal

autre que son salaire

c'est vivre esclave idéal

du capital et des millionnaires.

 

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