15/07/2016

La Terreur au coeur de l'été

Un lieu de plaisance mondial frappé par la tête de mort du terrorisme.

Les touristes de toutes origines citoyennes sont comme foudroyés par ce putain de camion. Il n'y a pas pire sidération pour celui et celle qui fait du farniente, qui vit son bonheur en direct, et qui tout d'un coup se trouve au coeur d'une scène de crime abominable.

Hier, dans l'après-midi, j'avais ressenti ce même sentiment de sidération devant la scène de ces migrants abandonnés en plein été au coeur de Paris. Certes. Je savais ce que j'allais trouver en venant à Jaurès. Certes. Personne n'est mort en direct sous mes yeux. Certes. Il y a encore de l'espoir pour ces jeunes gens et ses familles délaissées. Tout est espoir n'est pas perdu. Certes.

Pourtant mon humeur était plus que morose. Une sorte de sinistrose s'était emparée de moi. Rien à voir avec mon séjour au camp No Border de Vintimille l'an dernier. Là-bas, tout était organisé malgré l'improvisation générale au quotidien et les migrants vivaient quasi en osmose avec les activistes. Je n'oublierai jamais ce camp rasé par la police italienne à la fin septembre dernier avec la complicité de la police française. J'y ai passé 10 des plus jours de ma vie d'adulte. 

A Timoté, autre No Border rencontré à République, j'ai fait part de mon désarroi. Et quand il m'a dit qu'il partait dans une pair de jour pour Vintimille rejoindre les amis, je lui ai dit que j'aurais peut-être mieux fait de choisir encore une fois la ville italienne plutôt que de subir la détresse de cet abandon parisien, cette absence de solidarité et d'osmose entre migrants et activistes (quasi absents hier à Jaurès).

Et ce qu'il a de terrifiant à la fin, c'est que hier soir, vers 21 heures trente, Place de la République, je vois une petite camionnette blanche circuler juste devant moi, et je pense à un attentat terroriste possible avec ce moyen-là...

Mes vacances...chers lecteurs et lectrices... Mes vacances.

Mais on oublie ce gros mot en ce jour de deuil national et même international...500'000 morts pour la seule Syrie, des centaines de milliers d'autres mutilés, on n'oublie pas... Il ne s'agit pas de vacances. Mais d'un combat, d'une résistance, que nous devons mener pour sauver nos démocratie qui sombrent par la faute des politiques néolibérales qui nous conduisent au désastre global. L'Humanité n'a pas le choix. Elle doit prendre définitivement le taureau par les cornes...

 

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