02/09/2016

Le 8ème art ne tombe pas du ciel...

Un article du Temps de ce jour intitulé "Ceci n'est pas une oeuvre d'art" avec en illustration le fameux "Baiser" de Robert Doisneau s'intéresse au traitement de la photographie au niveau des Beaux-Arts. 

Le photographe est-il un artiste ou Monsieur tout-le-monde qui fait clic-clac avec son appareil ou son I-phone? Une photo retouchée par un peintre qui met de la couleur sur le cliché est considérée comme art, même si ce n'est qu'une croûte bâclée au résultat. Une photo non retouchée ou retouchée numériquement n'est pas considérée comme de l'art selon la législation suisse.

Le photographe ne serait donc pas un artiste mais un quidam japonais dans la rue qui mitraille de gauche et de droite tout ce qui lui tombe sous l'oeil. Pardon pour les photographes japonais qui sont des artistes, je ne parle ici que de Madame et Monsieur Touriste qui se ballade dans Berne, Genève ou Zürich.

Il faut dire la vérité. La photographie d'art existe. Il n'y a pas à polémiquer la-dessus. Et cette photographie est de la plus haute importance au même titre qu'une peinture. Elle est le témoin d'un temps, d'une époque, d'une histoire.

Le 8ème art ne tombe pas du ciel comme une météorite. Il sort de l'âme de celui ou celle qui tient la caméra, de sa sensibilité, de son rapport au monde extérieur comme intérieur, de la mise en scène et du scénario qui entoure la prise de vue.

Il est évident que le 8ème art est aussi important que tous les autres et que la Suisse se trompe dans sa législation et les taxes qui sont soumises à la photographie quand elle franchit les barrières du pays.

 

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Le fardeau de l'assassinat retourné contre la victime

 

En ce 2 septembre 2016, je pense à Marie. Non pas tellement à Marie Trintignant, quoique, qui a été tuée par un Bertrand Cantat en rage et qui fait l'objet d'un roman poignant écrit par celui qui était encore son mari au moment du meurtre. Non. Ici je pense à la petite Marie de chez nous sauvagement tuée par Claude Dubois et j'essaye de trouver l'argument fatal qui a fait passer à l'acte irréparable le narcissique Claude Dubois puisque lui-même ne veut pas en parler par égard pour la famille de Marie, dit-il.

Blessé, peut-être plus encore humilié, par une Marie effrontée qui n'accepte pas son enlèvement brutal par Dubois, ce dernier tente désespérément de s'accaparer ce qui ne lui a jamais appartenu et ne lui appartiendra jamais. Marie le vexe, Marie le blesse, Marie le rejette, Marie l'a trahi. Mais surtout elle a dit les mots ultimes que ne supportera jamais son ego surcentré.

J'imagine un très court dialogue dans l'auto qui a fait basculer Dubois dans l'horreur la plus sordide.

Dubois: 

"Comment!? Tu veux continuer le métier de pute et t'as un rendez-vous avec le Bavarois, ce fils de bâtard?"

Marie:

"Laisse-moi vivre ma vie. De toute façon t'es un mauvais coup, un mauvais baiseur et même le Bavarois baise mieux que toi."

Tout est dit. Non seulement Marie le rejette mais en plus elle lui dit une chose en face qui l'affecte dans le plus profond de lui-même. Ce n'est peut-être pas ces mots qui ont été utilisés mais cela peut y ressembler fort tellement il semble que quelque chose d'irrémédiable se passe alors dans le cerveau du psychopathe. Dubois est trahi. Dubois ne sera jamais le mari de Marie. Mais pire, Dubois est un mauvais baiseur et ne sait pas faire l'amour à Marie. Même un client baise mieux que lui! Fou de douleur et de fureur le scénario final et tragique commence.

Il faudrait retourner le fardeau de l'assassinat. C'est Dubois qui mériterait de mourir et non Marie qui devait mourir. Mais si Marie tue Dubois alors c'est elle qui devient le bourreau et lui la victime d'une femme qui le trahit et qui le tue par narcissisme parce qu'alors elle ne supporte plus les mots d'agression sexuelle de Dubois... En fait, il ne faudrait jamais tuer quiconque parce que l'on se fait blesser mortellement par des mots. Il faudrait avoir assez de compassion pour pardonner à celles et ceux qui nous ont offensé. Dixit le Christ ou quelque chose qui s'y apparente.

Hors les psychopathes n'ont pas de compassion mais seulement un narcissisme au-dessus de toute mesure.

P.S. Si la photo ce n'est pas de l'art alors il se peut que les clichés ci-dessous ne vous touchent pas.

 

L'assassinat du Pacha à travers une oeuvre d'art

 

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Le Pacha et son oeil infrarouge détecte le danger

 

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Il a flairé la chenille terroriste

 

 

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Et aussi le requin-baleine "Maison-Blanche" qui le surveille de près

 

 

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Peut-on mourir pour défendre sa dignité et la dignité des peuples libres et démocratiques?

 

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