10/09/2016

Vivre vieux sous le soleil des dieux

 

L'aurore pointait le bout de son museau de lumière. Je descendais le lit de cette rivière enchantée et je respirais son humus pareil à un homo erectus qui n'avait plus connu le chant des oiseaux et l'air pur depuis mille ans.

Mes poumons nageaient avec la truite et mes narines prenaient l'eau comme si j'étais devenu un personnage amphibie qui pouvait survivre en osmose entre air et état liquide. 

Je cherchais. Mais sait-on jamais ce que l'on cherche dans la vie. La quête de l'Absolu? La conquête du Graal? La victoire de l'Idéal sur l'apesanteur de l'existence qui nous plonge dans nos basses déambulations quotidiennes et nos tribulations humaines?

Il ne fallait pas que je m'arrête. Surtout pas. Découvrir Soi en découvrant la terre de ses trésors perdus. Découvrir l'Autre et finir toujours par la même interrogation: qui suis-je? Un pèlerin sur sa route des Indes à la recherche des épices de la vie qui lui offre les parfums de jouvence et l'opium féminin? L'homme qui tombe amoureux de femmes jeunes lui permettant de s'illusionner en rêvant de garder l'éternelle jeunesse jusqu'à la mort?

Et si le Graal c'était de mourir vieux avec ses rêves d'enfants et d'amours adolescents? La passion ne peut se passer du coeur et si le coeur se dessèche alors la sclérose de l'esprit veillera à faire de nous des vieux et des vieilles sans saveur, des rabats-joies et des aigris. Mieux vaut perdre mille fois l'amour et le reconquérir à chaque fois que de s'abandonner dans la misogynie et le rejet de toute relation romantique. 

Sous la mousse, un petit cheval de plomb et des personnages qui s'amusent dans un grands show aussi comique que cosmique. Ne trouve que celui qui sait regarder où les autres ne regardent jamais. Ne trouve que le poète, le musicien, l'écrivain, le peintre, le troubadour, le danseur. Jamais l'hérétique qui ne croit plus en l'Art. Jamais celle ou celui qui court avec frénésie les boutiques et les lumières médiatiques pour se faire un nom et une réputation. Ne trouve que celui et celle qui fait de sa vie un enjeu essentiel à sa propre disparition. Tout matérialisme implique une perte de spirituel et toi tu ne cherches plus les valeurs matérielles tant vantées par les publicités outrancières et mensongères. Tu ne cherches que la beauté qui se cache partout et ne s'offre réellement qu'au regard de celui qui y fait attention. 

Tu cherches cette femme que tu aimes et tu sais que tu ne la découvriras de mieux en mieux qu'en lui laissant sa pleine liberté. Aimer c'est donner les clefs de la chaîne qui nous unit à celle qui nous aime. Ce n'est pas enfermer et dire "Tu es à moi pour toujours". C'est plutôt dire "Tu es à toi pour toujours".

 

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"Knie" le cheval est la plus noble conquête de l'homme

 

 

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GROCK OU DIMITRI, L'ETERNELLE JEUNESSE 

 

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Ils et elles étaient tous et toutes

aux oubliettes des Hommes.

Si un artiste ne les avait pas révélé(e)s,

elles et ils seraient resté(e)s de purs déchets

de la société humaines.

 

Pensez aux hommes et aux femmes

qui ne sont plus que des numéros,

des objets sexuels et d'exploitation

dans ce monde qui oublie

trop souvent la dimension du sacré

et l'inouïe expansion de la beauté

jusque dans des scories

laissées au hasard du vent et de l'eau

comme de petites liturgies

et allégories entre les mains

du poète qui a reçu le don de vision.

 

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LE FUGITIF

 

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