20/10/2016

Campaign on a red bed

C'est comme ça

que tout a commencé

dans cette bad story underground.

Il y avait un mec

qui avalait son dernier blues

assis sur un tabouret de bar

et une fille de bar qui passait par là

et qui possédait des yeux diabolo

plus beaux qu'un levé de soleil

sur la Baie de San Francisco.

Le mec n'avait pas plus de chance

que le clochard sur le trottoir

avec les filles de passage

depuis qu'il survivait tout seul

dans sa piaule empoussiérée.

Le mec avait connu récemment

le goût d'une jeune liane noire

se trémoussant sur un dancefloor 

qui sortait facile de nulle part

en plein Paris

mais qui lui avait redonné

le goût difficile d'aimer une femme

en risquant quelque chose,

ce fameux risque trop romantique

qui fout la camarde

quand une femme quitte son homme

pour préférer un tocard.

La fille l'invita à un round

qui se transforma en deux

puis trois puis quatre rounds.

Et des moments de free style

sur le divan bien trop usé

par des jeux bâclés et sans avenir.

Mais eux, ils essayaient autre chose

ensemble de très improbable,

des monuments de beauté sensuelle

comme le mec n'en avait plus connu

depuis une éternité.

L'histoire entre elle et lui

se mit donc à cogner dur

dans les coeurs

sans jamais se consumer

malgré la situation peu ordinaire.

Y avait-il de l'espoir

à vivre ainsi séparer

par les murs d'un bordel

sans risquer le K.O.?

Pouvaient-ils croire à l'amour

ces deux fugitifs en quête de bonheur?

L'histoire continua sur le fil de l'actu.

Ils ne savaient pas vraiment

quand et comment

ils pourraient vivre leur amour.

Mais une chose était désormais sûre.

Leur amour devenait aussi puissant

qu'une attraction féline entre

un lion et une lionne.

 

Pour donner des coups

sur un ring de mots en sang

il faut savoir en recevoir.

Le mec avait encaissé toute sa vie.

Il savait donc en donner par les mots

à ceux qui croyaient que le sexe et l'amour

ne s'obtiennent qu'exclusivement par la force brutale,

l'attraction du porte-monnaie,

et le cynisme ordinaire.

 

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