22/10/2016

L'état de grâce

L'état de grâce durant les élections américaines a encore été une fois du côté du couple sortant, Barack et Michelle Obama, preuve s'il en était que l'Amérique va perdre une grande présidence au profit dont on ne sait pas encore quoi.

Je ne reviendrai pas sur les candidats. Je l'ai écrit. Il est temps que chaque citoyen et citoyenne américain(e) fasse son introspection, prenne de la hauteur et de l'inspiration, à la manière de Barack Obama en Une de Libération cette semaine, avant de partir à la sanction de l'urne dans 15 jours qui déterminera, sur la volonté populaire, qui sera le futur(e) Président ou Présidente des Etats-Unis.

Ce que j'aimerais développer ici, c'est ce fameux état de grâce que l'être humain perfectible recherche pour atteindre la perfection qui n'existe que dans l'idéal mais dont on peut se rapprocher à un moment ou un autre de l'existence. Que cela soit en sport, en amour, en politique, dans notre travail, dans l'art, etc, l'état de grâce est porteur d'avenir et de sublimation personnelle comme collective.  

Hors ce que nous avons vu durant ces derniers mois avant l'élection américaine c'est l'expression des bas instincts, de la veulerie, du narcissisme, des gestes et des paroles sexuels déplacés si ce n'est dégradants, de la plus parfaite mauvaise foi, de la réduction et de la dégradation de la complexités des idées jusqu'au pire du populisme avec ces solutions folles de constructions de murs entre une "bonne population blanche" à défendre contre l'intru "la population métisse, noire, ou d'origine religieuse autre que chrétienne" comme si la couleur de peau et le fait d'être né en Amérique déterminait de la bonté et de la civilité d'une personne. Ce n'était pas l'état de grâce pré-présidentiel qui opérait durant les meetings et les confrontations directes (comme ce fut le cas lors des deux dernières élections présidentielles) mais l'état de brutalité et de déliquescence pour ne pas dire de délinquance politique.

Sans état de grâce, un président ou une présidente ne pourra pas être un bon ou une bonne présidente pour son pays. François Hollande n'a jamais connu cet état de grâce. C'est pourquoi il ne pouvait pas devenir un bon et grand président. Nicolas Sarkozy l'a connu par moment mais sur la base d'artifices qui ont explosé en vol parce que rien n'était vraiment sincère et tout était combines financières ou intrigues politiques.

L'Amérique pourra-t-elle trouver une Hillary Clinton en état de grâce au moment de sa montée à la Maison-Blanche? Il faut espérer qu'elle pense à l'Everest à ce moment-là précis et qu'elle nous sorte le grand jeu d'une vraie sincérité et d'un vrai souffle. Parce qu'elle a besoin de ça pour réunir ce qui a été désuni pendant la campagne présidentielle et faire en sorte que même une grande majorité des gens qui auront voté Donald Trump finiront par la respecter et pourquoi pas l'apprécier sur le temps de son mandat.

L'état de grâce est quelque chose d'assez rare. On le voit en football comme en tennis. Ce sont des joueurs et des joueuses qui soudain se mettent à jouer au-dessus du lot comme s'ils et elles s'envolaient dans leur bulle et franchissaient toutes les barrières pour obtenir des victoires fantastiques ou même des défaites tellement belles qu'elles restent marquées dans la trajectoire des sportifs comme des victoires parce que le match fut splendide et héroïque. On appelle cela des moments historiques qui fondent les personnalités et les peuples.

Eh bien nous souhaitons à Hillary Clinton plein d'états de grâce et de grands moments historiques lors de sa Présidence. Et si par malheur c'est Donald Trump qui l'emporte nous le supplions alors de nous éviter à tout prix une troisième guerre mondiale (déjà entamée en Syrie) et de protéger malgré lui et ses folles idées les minorités et les peuples étrangers d'une déportation ou d'une guerre nucléaire.

Let's go, America!

 

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