24/10/2016

CETA: ce serait aux peuples de voter

Des accords de libre-échange entre l'Europe et la Canada qui permettraient, entre autres, aux multinationales d'attaquer des Etats et de demander de grosses indemnités à ceux-ci s'ils pratiquaient une politique contraire à leurs intérêts ne peuvent pas être signés sans l'approbation des peuples eux-mêmes.

Non contentes de se soustraire bien trop souvent à l'impôt par des combines subtiles; non contentes de s'enrichir au détriment des peuples eux-mêmes qui s'appauvrissent dangereusement dans bien des endroits du globe; non contentes d'écraser les PME et autres petits indépendants. les multinationales veulent maintenant pouvoir sucer le sang des impôts des peuples si ceux-ci entravent leur bonne marche!

Ce n'est pas pour donner toujours plus d'argent aux plus riches du monde que le libre-échange commercial à été conçu. Il a été établi par le monde libéral pour enrichir globalement les populations concernées et casser les entraves des frontières tout en favorisant les échanges entre peuples.

Les peuples ont leur mot à dire sur la politique néolibérale de nos gouvernements qui entraîne de plus en plus de dérapages et d'horreur au contraire des buts visés à la base par les sociétés démocratiques. Ne pas faire voter les peuples sur des accords qui déterminent leur futur et surtout donne un avantage prépondérant aux très grosses entreprises. est une erreur magistrale. D'autant que nous ne sommes plus dans une politique libérale qui permet un développement harmonieux mais dans une politique de vampires qui permet aux plus forts et plus irrespectueux de remporter des victoires scandaleuses sur le dos des peuples.

Donc acte. L'Europe et le Canada institutionnels ne peuvent se permettre d'éviter les peuples pour lier leur destin libre-échangiste en ignorant travailleurs et travailleuses, petits entrepreneurs et entrepreneuses, tout en donnant un avantage capital et prépondérant aux multinationales prêtes à déposséder fiscalement l'Etat de droit en cas d'empêchement de mener à bien leurs petites affaires personnelles et parfois criminelles. On pense ici en particulier aux produits alimentaires transgéniques dont on ne sait toujours pas la dangerosité exacte sur les organismes à long terme, organismes transgéniques qui deviennent semence unique au contraire du bon sens de la bio-diversité. Imagine-t-on une population aux individus tous pareils qui ont été trafiqués par une petite pilule pour répondre toujours de la façon dont le maître-dictateur a décidé? Ce ne serait plus de la démocratie et une Humanité. Nous deviendrions des objets-zombies soumis à la toute-puissance de maîtres qui auraient détruit notre libre-pensée en faisant de nous les adeptes d'une secte globale. Il en va de même pour la diversité des cultures et des bio-organismes. Réduire le vivant à la propriété exclusive d'une multinationale, c'est remettre nos vies à cette même multinationale en oubliant notre sécurité et notre indépendance alimentaire.

CETA part sur de bons principes libéraux et se perd en route sur la voie mortelle de l'ultra-libéralisme. A corriger de toute urgence et à faire voter par les peuples à la majorité simple ou des deux-tiers et la double majorité états- peuples comme en Suisse sur les modifications constitutionnelles fédérales. Car une autre anomalie existe dans le fonctionnement européen actuel: comment un tout petit pays comme la Wallonie peut-il à lui tout seul faire capoter des accords voulus par tous les autres? Cela s'appelle la dictature d'une minorité, soit quelques personnes qui ont le pouvoir de l'emporter sur une immense majorité de personnes. Aberrant! Autant en démocratie nous devons tenir compte du vote minoritaire, autant nous ne pouvons pas céder à la tyrannie de quelques-uns au détriment de la volonté de la majorité du peuple.

L'Europe est malade? Elle l'est d'abord par ses institutions et son fonctionnement qui ne tournent pas rond.

 

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