11/11/2016

R.I.P. Leonard Cohen (nous finissons si bien ensemble)

 

La société a quitté

notre monde hippie

pour entrer dans le mode zombie.

 

La société ne croit plus

aux poètes et aux oeuvres de lumière.

La société croit à l'argent,

au pouvoir, aux rapports de force

qui ne sont que des manières

de contraindre l'autre

à sa manière de penser.

 

La société s'éteint.

Mais Leonard apporte la lumière.

La société se meurt.

Mais Leonard apporte le soleil.

 

Lève-toi comme le soleil!

Toi qui me lit encore

sur ce lit de mort.

Et écoute Leonard

au lieu d'écouter Donald Trump,

Vladimir Poutine ou Marine Le Pen.

Prends la musique

dans les tripes

et réagis à ce monde

qui veut ta propre mort!

Prends la musique

et fais-lui l'amour.

Car elle seule te sauvera.

 

Il s'en va aujourd'hui.

Il n'y a pas de hasard.

Quand le dingue monte sur le trône

le poète cède sa place à la terreur.

Et toi seul(e)

tu peux remettre le poète sur le trône

et l'amour au centre de tes préoccupations.

 

Si tu en as la volonté.

Si tu en as la force et la dignité.

Si tu veux fêter avec les aventuriers,

les troubadours, celles et ceux

qui te conduisent

sur une route de lumière.

 

Ne te laisse pas jeter

dans les Ténèbres

de ce monde funeste.

 

Sauve ton âme

et rejoins-nous!

Nous ferons des fêtes prodigieuses

à l'amour et à la vie.

Nous ferons des hymnes à la joie

et briserons les frontières.

 

Merci Leonard.

Nous sommes toujours ensemble.

Yes, we can!

 

N.B. L'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d'Amérique et le fascisme ambiant ont tué Leonard Cohen. La preuve discrète des raisons de sa mort aujourd'hui par l'artiste et ses mots:

Et sur l'Amérique ?

Je crois qu'elle demeure la Grande Expérience. Je ne pense pas qu'il existe autre part dans le monde une telle énergie, que je serais d'ailleurs bien en peine de définir. Elasticité, innovation, créativité : je suppose que c'est un stade du développement d'une démocratie en train de se déployer. Le truc, avec la démocratie, c'est que vous ne savez jamais vers quoi elle se dirigera – il fut un temps où des gens croyaient que c'était afin que tout le monde étudie Shakespeare... Mais je pense qu'en dépit de ses échecs, de ses imperfections, de ses injustices – tout ce que les Européens adorent relever à son propos –, l'Amérique est toujours d'une certaine façon le phare du monde.

Propos recueillis par Bernard Loupias - Le Nouvel Observateur du 4 octobre 2001.

http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20161111.OBS1068/leonard-cohen-j-ai-toujours-aime-le-christ.html

 

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