16/11/2016

Donald Trump ne se normalisera pas

En préambule, je fais ici une allusion à la présidence française du président normal François Hollande.

Si la France a eu un président "normal" c'est que François Hollande est un roi qui se refuse partiellement. Il réprime donc ses pulsions de monarque pour préférer encore la laïcité et les principes démocratiques comme les droits humains. Il a un comportement de roi sans les attributs. Il se castre lui-même. C'est pourquoi il est détesté, méprisé, ou ignoré par 94% de la population française aujourd'hui. Il aurait du s'intrôniser roi de France pour ne pas être normal à la démocratie, à l'instar de Vladimir Poutine en Russie qui lui a revêtu ses habits de nouveau tsar, en réprimant très durement toutes les manifs anarchistes de l'ultra-gauche ces quatre dernières années, population qui rêvait d'une remise sur pieds d'une société sociale, mixte, anti-raciste pour contrer le néo-libéralisme et le fascisme, grâce à un François Hollande qui ne prend pourtant pas oreille à la gauche de sa gauche mais du côté des grands capitalistes genre Dassault ou Medef par l'entremise de son patron Pierre Gattaz. 

Ainsi François Hollande aurait été anormal dans le paysage démocratique et il aurait été adoré des néo-aristocrates de classe qui rêvent d'une nouvelle monarchie.

Mais François Hollande, aussi mou qu'il semble, a encore ce foutu principe de laïcité qu'il porte sur lui et l'empêche d'agir comme un roi absolu qu'il serait s'il osait. C'est pourquoi il se pose en ce moment même la question auto-centrée: qui est François Hollande? et qu'il répond: je me le demande encore.

Mais d'autres que lui le feront. L'empereur Sarkozy. La reine Le Pen et sa suite familiale n'auront pas les mêmes scrupules que François Hollande.

Et il y en a un autre aux Etats-Unis qui n'aura pas ces scrupules démocratiques. Il vient d'être élu et n'est pas encore en fonction. Il s'agit de Donald Trump, parfait alter ego d'un certain Vladimir Poutine. Ces deux hommes ont la même poigne de fer pour transformer un pouvoir séparant l'exécutif, le législatif et la justice en un pouvoir unique, à l'instar d'un Erdogan en Turquie ou d'un Assad en Syrie.

Donald Trump ne se normalisera pas. J'en fais mon pari. A 70 ans, après ses multiples frasques dans la télé-réalité, ses turpitudes sexuelles, sa vulgarité quotidienne, il ne deviendra jamais proche des poètes et des gens qui ont pour idéal la mixité, le droit à la différence, le droit à la faiblesse, le droit de ne pas vouloir devenir ultra-riche pour être cependant quelqu'un de respect, d'autorité, et d'humanité.

Monsieur T a soif de pouvoir, de domination, du haut de ses tours qui portent son nom franchisé contre royalties sonnantes et trébuchantes. Donald Trump est le roi du monde. Qu'on se le dise loin à la ronde. Rien à voir avec François Hollande. S'il doit maîtriser des situations qui dérapent, genre manifs de gauche anarchiste, il n'usera pas seulement de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement. Il usera de balles réelles, aidés par tous les fascistes provocateurs qui auront leurs flingues sur eux au moment des moments les plus chauds. Il y aura des morts par centaines voir par milliers. Pour se faire respecter, Donald Trump n'aura pas peur des grands moyens pas plus que Vladimir Poutine a peur des grands moyens.

Voilà ce que je voulais vous dire en cet après-midi. Au contraire de Barack Obama, je ne suis pas du tout optimiste. J'aimerais bien me tromper ou me trumper sur une île en présence de Donald pour tenir un dialogue surréaliste avec lui. Alors Donald, si tes services secrets privés prennent la peine de me lire, je te donne rendez-vous à l'Île d'Elbe. On se fait un petit casse-croûte rien que tout les deux (je n'ai rien contre la présence de Mélania) et on cause de démocratie réelle. Après si t'as envie de me flinguer, attend que je regarde la mer et tire-moi une balle dans la nuque. Je partirai avec le soleil et l'océan dans les yeux.

 

 

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