18/11/2016

Le bruit des New Balance...contre le silence des pantoufles

La marque de chaussures New Balance a pris une volée de bois vert pour avoir soutenu le futur président Donald Trump sur une de ses mesures futures: soit la protection plus grande de l'industrie nationale américaine contre ses concurrents étrangers.

J'avais 16 ans quand je me suis offert, avec l'argent d'une de mes activités extra-scolaires (facteur d'été, aide à un viticulteur durant l'année), ma première paires de New Balance pour aller courir dans la forêt de Chaumont avec les OJ du Club Alpin et participer à quelques compétitions sportives ( Morat-Fribourg sous le numéro d'une fille malade mais qui avait la même couleur de dossard que les coureurs de l'élite trop forts pour moi parmi lesquelles j'ai du courir:-)) ou Sierre-Zinal, entre autres courses plus faciles, où le singe grimpeur a appris à faire la grimace totale du côté de Chandolin après avoir forcé au-delà de ses moyens dans la forte pente; n'est pas champion de course à pieds qui veut). 16 ans, et j'étais fiers de mes chaussures d'élite qui devaient sensément me faire pousser des ailes pour devenir un champion.

Bon. C'est clair. J'ai raté ma carrière de sportif. Un corps trop frêle, un souffle trop court sans doute résiduel d'une primo-infection de tuberculose alors que j'avais trois ans à peine, ne m'ont pas permis d'être à la hauteur de mes grandes ambitions sportives.

C'est peut-être pour cela aussi que je fais la course avec ma plume et mon cerveau et qu'aujourd'hui le bruit et le goût de mes New-Balance jaunes et bleues me reviennent en mémoire à la suite de cette attaque un peu ridicule et puérile sur les réseaux sociaux contre la firme américaine.

La course d'un coureur de fond je la pratique donc sur mon blog avec toute ma passion, mon énergie, ma rage, mes valeurs sportives et compétitives mais surtout humaines. Et j'ai la chance d'être endurant. Cela, c'est le sport qui me l'a appris. Ne jamais lâcher prise même dans les moments de pires découragements...comme durant l'annonce de la victoire de Donald Trump. Depuis mon abandon à Chandolin durant la course des cinq 4000, je porte cette marque de fabrique en moi et je m'en veux de ne pas avoir poursuivi alors que j'avais accompli sans doute le plus difficile. Je déteste jeter l'éponge. J'ai toujours été un très mauvais perdant mais une sacrée tronche qui ne va pas penser qu'il a fait tout faux dans sa vie pour en arriver là où j'en suis aujourd'hui. J'ai mes torts comme tout le monde mais je sais aussi que je ne suis pas un salopard sans moral, sans humanité, sans regard sur le reste du monde et égo-centré sur son nombril comme trop de monde actuellement.

Le bruit de mes New-Balance légères et aériennes contre-balance le silence des pantouflards et des pétochards qui ferment leur gueule pour garder avantages et profits tout en soutenant de potentiels potentats, des dictateurs et dictatrices futures ou déjà là au pouvoir. Sommes-nous bien en démocratie?

Et donc mon marathon est quotidien et sans doute qu'il faudra un obstacle imprévu sur la route, genre maladie trop grave, accident ou mort, pour que soudain je lâche l'écriture. Elle est ma plus fidèle maîtresse et c'est plus facile dé prendre une décision quand l'amant peut décider lui-même du sort de son amante...les dictateurs et dictatrices aiment faire cela avec les gens réels, pas avec leur propre écriture ou propre personne...

C'était un billet un peu à part. Mais je pense qu'il peut aussi être utile à toutes celles et tous ceux qui me lisent en bien ou en mal. 

On se quitte avec Marathon Man...mais aussi avec quelque chose de plus joyeux et de plus torride qui mène tout droit au sommet des cinq cimes des 4000 érotiques.

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