19/11/2016

L'Amérique efface l'ardoise et l'accepte comme président

Et soudain le roi obtint l'immunité sur ses actes passés. Elu président, ses anciennes proies sexuelles furent broyées dans la fureur médiatique. Il devenait Monsieur le Président des Etats-Unis. Il n'avait rien fait, rien commis, jamais mal agi. Il fallait bâillonner les accusatrices, ne plus rien dire, garder le silence à jamais.

En déposant un oui à Monsieur T dans l'urne, des millions et des millions de citoyens et citoyennes ont affirmé qu'il n'était pas vraiment grave de violer une gamine de 13 ans et agresser des femmes adultes. Ce qui était grave, c'était leur situation personnelle, leur détresse, leur manque d'argent ou de reconnaissance et que cet homme allait changer tout à leur désastreuse situation.

Pour ma part, je n'aurais pas pu voter pour un homme très puissant et riche qui a peut-être violé une ou plusieurs gamines et violenter des femmes adultes. Le simple doute sur cette personne, la simple absence d'un procès équitable, l'impossible blanchissement devant un tribunal démocratique avant les élections m'aurait empêché de glisser un oui d'adhésion à sa présidence.

Mais finalement, tout ça c'est comme au cinéma. On s'imagine que le type n'est qu'un acteur criminel et violeur mais que dans la réalité c'est un chic type qui offre des friandises aux enfants et des fleurs aux femmes.

On ne parle plus des affaires de Monsieur T depuis qu'il est devenu Président des Etats-Unis. Est-ce pour absoudre d'avance les futurs crimes qu'il pourrait commettre avec sa puissance militaire de feu, ses services secrets, sa police, et ses milices fascistes?

Non. Dix jours après, la pilule ne passe toujours pas. Cet homme ne serait pas mon président si j'étais Américain.

 

 

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