19/11/2016

Plus simple de croire un marchand d'illusions

Un type a fait fortune dans l'immobilier. Immensément riche, il vient vers toi et te dit:

"Ecoute. Notre pays a un problème. Toi, tu as un problème avec ceux qui dirigent notre pays et qui ne t'écoutent pas. Moi j'ai la solution au problème. Vote pour moi et contre leur système et tu obtiendras la lune".

Le type est un marchand d'aspirateurs. Les autres vendent de la camelote. Lui, il vend son aspirateur qui surpasse de loin la capacité et la qualité des autres aspirateurs. Mais comme la ménagère ne voit que ce qu'elle constate dans la bouche du bonimenteur elle se dit qu'elle peut faire confiance à ce type milliardaire qui sait fabriquer du fric et élever des tours à sa propre gloire. Si l'homme est si tape-à-l'oeil il ne peut pas être ce trompe-l'oeil magistral sur lequel le quidam ira se fracasser dans la rue et sa propre maison en reniant jusqu'à ses origines sa raison d'être en faveur de la liberté et de la démocratie.

On vient de passer de la génération bobo soixante-huitard à la génération bobard queutard. Je sais pas pourquoi mais je te propose cette expérience: si tu essayes de passer la moumoute de Donald Trump dans son mixer à paroles, il reste quoi? De la pisse dans la rigole. Mais on sait déjà que les mecs rigolos pissent debout et de travers alors que les filles stupides pissent assises et que pour les giclures, ce sont elles qui nettoieront les chiottes et récureront les sols.

Je crois qu'il faudrait fermer la boutique politique aux marchands d'illusions par une course de caisse à savons avant premier tour. Peut-être alors que nos campagnes s'inviteraient dans nos villes pour apporter leur bon sens en oubliant leurs préjugés racistes et leurs peurs des invasions barbares. L'Amérique aurait pu s'éviter un type comme Donald Trump si les villes ne snobaient pas la dure vie des campagnes et si la campagne ne traitait pas les femmes en politique de vieilles vaches et de grosses truies et les artistes visionnaires de dégénérés pervers aux moeurs sexuelles dignes de bonobos sans cervelle, simple d'esprit, et demeuré à perpet*.

*Ceci est du vécu et du ressenti lors de ma vie de bistrot dans un autre temps, une autre époque où je me sentais assez minoritaire en tant que citoyen de la ville...

 

 

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