27/11/2016

Mon tyran, je l'aime, et vous?

Il y a mille et une raison d'être amoureux et amoureuse d'un tyran.

La première, c'est d'être son protégé et de recevoir pleins d'avantages économiques de sa part.

La deuxième, c'est qu'il nous place dans une situation d'infériorité et de soumission par rapport à lui mais surtout de supériorité et de pureté par rapport aux dissidents. La bonne pensée font les bons amis et les complices. Avec la dictature, nous arrivons au sommet de la fameuse pensée unique chère pourtant...aux anti-démocrates.

La troisième, c'est de se savoir en sécurité, protégé par un pouvoir qui semble invincible et qui emprisonne, rééduque de force, et tue si nécessaire tout ce qui est considéré comme "dégénéré" à la pensée "révolutionnaire". Augusto Pinochet était un "révolutionnaire d'extrême-droite" qui s'opposait au régime démocratique socialiste de Salvador Allende qui n'était pas un dictateur comme Fidel Castro...

La quatrième, c'est que d'être du bon bord "révolutionnaire" dans une dictature, cela est absolument confortable puisque j'ai raison, absolument raison, de penser comme le chef (principe du zombie parfait) et que je ne suis pas contestable. Donc, je peux imposer ma façon de voir à ma femme, mes enfants, et mon entourage qui doivent forcément ne pas me contester et approuver tout ce qui va dans le sens de la pensée du chef.

La Constitution créé par le chef et ses lieutenants est une Constitution élaborée par un seul courant idéologique, laïque ou d'essence religieuse, qui impose sa loi à tous. Aucune démocratie, aucun principe de liberté humaine n'est ainsi respecté.

Bon. Nous laissons la place aux millions de personnes qui pleurent pour Fidel Castro. Je pleure personnellement pour toutes celles et tous ceux qui ont été privé de liberté et sont morts parce qu'ils pensaient mal, cherchaient la vérité et la liberté et ne se soumettaient pas à la dictature d'un chef tout-puissant.

Victor Hugo revient! Ils sont de plus en plus fous et folles de dictature!

 

Les commentaires sont fermés.