28/11/2016

"Tu n'existes pas", la formule magique de tous les fascismes

Quand une personne pense ou dit de l'autre qu'il n'existe pas, nous sommes au bord du précipice.

Effacer, gommer, ignorer, dénigrer, éliminer, rejeter, exclure, supprimer, éradiquer, mal-traiter, et enfin brûler les convictions et la foi d'une personne et aussi la déporter, la mettre au goulag ou des camps de concentration, l'éliminer physiquement. C'est la loi de tous les fascismes.

Nous nous apprêtons à un combat de cette dureté-là. L'idéologie pure et dure revient au galop. Le marxisme va revenir à la mode sous sa formule la plus délétère et avec toutes ses chapelles sectaires pour contrer le néolibéralisme et le souverainisme triomphants.

Peut-être Jean Ziegler sera-t-il content de voir de jeunes étudiants et étudiantes s'enflammer dans la lutte romantique et pour son combat de toujours. Mais si à la fin du compte, ce sont des pays ravagés, des centaines de millions de morts dans des guerres civiles et internationales, je ne vois pas l'intérêt de retomber amoureux du marxisme le plus pur et dur pour contrer l'ultra-libéralisme + le souverainisme = l'être humain courant vers son néant. 

Castro est mort. Vive Castro et la Révolution... Putain la France, 1959 et la Baie des Cochons, tu veux un remake... Il y avait un petit mec dans un petit pays qui poussait alors son premier cri. Ce pays rebaptisé par un certain artiste d'ardoises célèbre qui écrivait ironiquement à la craie blanche sur son tableau noir "La Suisse n'existe pas".

A la fin du cours d'instruction civique et démocratique, peut-on effacer d'un coup d'éponge le petit mec devenu un vieux grincheux, aussi? Pour un fasciste, oui, assurément. On peut l'effacer d'un coup d'éponge magique.

 

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