02/12/2016

Vaincre la logique de super-marché en faveur de la maison commune

Jean-Luc Mélenchon a eu cette remarque intéressante au sujet des gens de gauche qui se sont mêlés de la primaire de droite et ceux de droite qui s'apprêtent à se mêler de la primaire de gauche: c'est "l'école du vice" a-t-il dit.

En fait Mélenchon veut quitter la logique du super-marché qui est celle du "je prends, je jette, et je sers mes intérêts les plus immédiats sans regarder si je suis chez Lidl ou chez Leclerc". 

Mais la politique c'est d'abord quelque chose qui évolue dans le coeur des gens. Comme l'amour. On peut être de droite un jour pour une idée qui nous paraît juste et être de gauche ou du centre quand une autre idée nous semble la plus juste. C'est la logique individuelle contre la logique de Parti. C'est vrai que pour une femme ou un homme engagé dans un Parti, sa logique va plutôt être celle de la maison commune. Un peu comme un homme et une femme mariée et au contraire de deux amants s'accordant la liberté d'aimer hors du couple.

Cela ne veut pas dire que l'anarchiste de gauche, pour parler en terme politique, ne va pas privilégier un parti de gauche qui lui semble tenir la route mieux que les autres, épouser ses idées, et oublier ses ouvertures à droite... pour un temps en tout cas, pour tout le temps si cette Gauche-là fait un super travail de fond et que le peuple se sent au diapason de cette Gauche qui est sincère et fidèle au peuple dans le peuple et à la tête de l'Etat.

Si la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon reste une Gauche révolutionnaire pétrie de justice humaine, il n'y a pas de raison de lâcher la maison commune. Mais si la dérive totalitaire se fait pesante, que des gens sont pourchassés et emprisonnés pour leurs idées, alors l'artiste anarchiste révolutionnaire se doit de le dire et de le dénoncer...quitte à quitter son pays comme l'on fait de très nombreux Cubains après la désillusion de la révolution castriste. Pour être juste avec Castro, il avait encore de bonnes excuses. Deux blocs s'affrontaient très durement et tentaient par tous les moyens de vampiriser l'île pour des raisons géostratégiques. Mélenchon n'en a aucune. La France est libre, indépendante, et démocratique. Donc une dérive autocratique et anti-démocratique ne pourrait lui être pardonné sauf situation extrême de putsch militaire contre sa présidence alors que lui-même est resté un démocrate juste, sensible, et attentif à tous les courants de pensée, sauf le fascisme bien entendu.

Mélenchon dans le décor, comme Allende, et je serai alors plus que jamais 100% derrière lui et la maison commune. La Gauche, la vraie, a aussi le droit de s'exprimer au pouvoir et faire son expérience révolutionnaire si le peuple le veut ainsi.

 

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