10/12/2016

Hymn to the Crack

 

"There is a crack in everything
That’s how the light gets in"

 
Leonard Cohen
 
Hymn to the Crack
 
Fais attention à toi San Francisco
Ils diront que tu l'as bien cherchée.
Ta perte, ta disparition, ta mort.
Prends soin de toi Los Angeles.
Ils diront que tu as reçu le châtiment
qui t'attendait,
que leur dieu voulait.
 
Mais quand celui dont je dois taire
le nom
Mais quand Dieu tremble
Il tremble partout sur la Terre
même où il n'y a
ni homme ni femme
ni animal ni végétal.
Il tremble même à chaque
endroit de l'Univers
dans un big bang perpétuel
sans que cela soit la faute
des péchés mortels de l'Homme.
 
Il tremble et toi,
Californie, tu ne sera pas
la Babylone détruite
des mains célestes
mais celles de la Babylone vivante,
celle des mains des femmes
qui construiront autour de l'amour;
celles des mains des hommes
qui bâtiront les cathédrales du futur;
celles des mains des enfants
qui grandiront dans la lumière,
l'harmonie et la paix.
 
Tu sais déjà ce qu'ils diront
si le malheur te détruit
lors de ce Big One annoncé
par la science exacte,
cette science qui a appris à reconnaître
les humeurs de notre planète bleue.
 
Tu sais déjà que ce sera alors
le retour du dieu des fanatiques,
du dieu vengeur
qui se venge sur la liberté,
sur la mixité, sur la différence,
sur l'égalité entre les femmes et les hommes,
de leur dieu qui promet la pureté
d'une race élue,
de femmes et d'hommes
qui seraient selon eux supérieurs
à tous les autres, les pécheurs,
les pauvres, les lépreux,
les étrangers, les migrants,
les clochards, les exclus.
 
Prends garde à toi, San Francisco.
Maintenant que tu veux
sortir d'Amérique
pour montrer ton exemple
de cette nouvelle Civilisation
à laquelle tu veux contribuer,
il y a cette faille dans toute chose,
et c'est par là qu'entre ta lumière.
 
Prends soin de toi, Los Angeles.
Maintenant que l'Amérique
se livre aux milliardaires
sans discernement, sans crainte
de leurs mensonges
et de leurs domination,
tous les fous de dieu
voudront ta perte et ta disparition.
 
Et moi je te dis:
Anthem parce que je t'aime.
Anthem à ton poème.
Anthem à la nouvelle Jérusalem.
 
"Les oiseaux eux ont chanté
Au lever du jour
Recommencez,
ont-ils dit,
Ne vous attardez pas
Sur ce qui est passé
Ou sur ce qui va venir.

Ah les guerres elles
Recommenceront
La colombe sacrée
Sera attrapée de nouveau
Pour être achetée et vendue
Et achetée encore
La colombe n'est jamais libre.

Sonnez les cloches qui peuvent encore sonner
Oubliez vos offrandes parfaites
Il y a une fissure en toute chose
C'est ainsi qu'entre la lumière.

Nous avons demandé des signes
nous en avons reçu:
La naissance trahie
Le mariage consumé
Oui le veuvage
De chaque gouvernement -
 
Leonard Cohen - Le passager clandestin

http://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-leonard-cohen/paroles-anthem.html#Asor9AKzmbiIRtcx.99
 
 

 

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