13/12/2016

Libéralisme ou protectionnisme, la valse ou le tango?

Choix de société. Le tout libéralisme nous conduit à des politiques aberrantes de spoliation des peuples. Le tout protectionnisme nous conduit à des systèmes barricadés peu propices aux échanges et à la liberté d'entreprendre.

Commercer intelligemment, éthiquement, écologiquement implique des lois applicables et appliquées partout. Hors nous vivons dans un monde où la concurrence fait rage, les êtres humains utilisés comme des machines de production au meilleur coût pour vendre au plus bas avec la marge bénéficiaire la plus grande...

On peut tout faire avec la prétendue liberté. Même rendre esclaves des pans entiers de population, même polluer à outrance, même échanger de manière totalement illogique, carnassière, destructrice des ressources naturelles et des éco-systèmes. La prétendue liberté, si elle n'est pas encadrée par des lois qui répriment les mauvaises conditions de travail, les mauvaises gestions d'entreprise au profit du pur bénéfice de patrons, cadres, actionnaires, et au détriment des employés et de notre environnement, n'existe pas.

Nous savons tous ce que nous dit Sade à travers son oeuvre. Jouir sans entrave exclusivement à son propre bénéfice entraîne les pires crimes et les pires perversions humaines. Donc laisser faire totalement le marché au nom de la pensée ultra-libérale est une chose monstrueuse qui nous a conduit au monstre que l'on connaît aujourd'hui.

Mais empêcher toute liberté de commercer bride les énergies et les personnes qui se heurtent à milles contraintes étatiques, à mille entraves douanières, à mille tracasseries administratives.

Donc il faut inventer de nouvelles règles du marché qui profitent à la fois aux peuples et à notre environnement. Il faut surtout des gens qui nous dirigent ayant la responsabilité de conduire des politiques de paix, des parlements qui votent des lois justes et dignes pour tous, des libertés qui nous obligent à rendre des comptes à qui de droit et non des lois qui nous contraignent et nous empêchent de voler de nos propres ailes.

Faut-il rappeler ici que la liberté de commerce n'est pas un mal en soi. Ce qui construit la banalité du mal, c'est l'incroyable cynisme dans lequel nous baignons, l'incivilité des politiques barbares de production, la captation des biens au profit d'une infime minorité d'élus et d'élues...et l'impensable désinvolture des peuples qui s'en prennent d'abord aux faibles, aux migrants, aux plus pauvres, aux chômeurs au lieu de faire...leur propre révolution pour changer l'état de fait de nos politiques actuelles désastreuses pour le plus grand nombre.

 

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