08/01/2017

Chef de guerre ou chef de paix?

Les peuples démocratiques ont-ils encore besoin de chefs de guerre qui les mèneront à la boucherie comme lors des deux précédents conflits mondiaux?

L'urgence n'est-elle pas de retrouver des chefs qui refusent les discours martiaux et engagent des diplomaties qui servent les peuples plutôt que les très riches? Voter pour Fillon en chef de guerre...contre le terrorisme islamiste, certes. C'est légitime. Mais Fillon chef des armées qui mènent des guerres contre d'autres peuples sous couvert de djihadisme pour mener à bien les petites affaires pétrolières de la France, c'est carrément moins légitime.

Faut-il rappeler ici que les djihadistes qui ont commis les odieux attentats en France sont des habitants de la France voir carrément de nationalité françaises? Et que l'on ne devient pas terroriste par hasard mais sur la base d'une existence chaotique, d'une enfance pas trop heureuse, d'une adolescence perturbée et vouée à la petite criminalité de quartier.  La jeunesse en échec scolaire et professionnel c'est aussi la faute à ces gouvernements qui n'ont juré qu'à travers l'ultra-libéralisme en laissant les banlieues dans la dèche, la rétrogradation citoyenne, la discrimination à l'emploi, et j'en passe.

La France des beaux quartiers a été voulu par cette élite bourgeoise qui ne jure que par un matérialisme outrancier et une publicité tapageuse. Cette France des beaux quartiers refusent une autre France, très importante en nombre et en diversité culturelle, qui est à la rue. Les politiques néolibérales ne privilégient que celles et ceux qui se soumettent à la loi du fric des plus puissants. Pour les autres, c'est au mieux le silence poli, au pire le rejet pur et simple. Le fascisme ne vient pas de nulle part. Il est une dérive des moeurs bourgeoises qui accumulent les richesses en ne souciant nullement du peuple et de ses diversités ethniques et populaires. Le fascisme arrive quand l'élite a décidé de protéger coûte que coûte ses immenses avantages...acceptant jusqu'à une présidence fasciste pour éliminer une partie de peuple (les révolutionnaires comme ils se nomment quand on utilise le mot juste à la bonne place ou insoumis quand ce n'est pas un énarque de droite sarkozyste qui confisque le mot pour écrire son bouquin "Insoumission" juste en cette année cruciale de vote présidentiel.

De qui se moque-t-on? Un de ces très riches de droite écrit un bouquin "Révolution". Un autre de droite écrit un bouquin "Insoumission". Un autre d'extrême droite encore "Soumission", référence à la supposée soumission de la France à l'islam.  

Pardonne-leur Marianne, il ne savent pas ce qu'ils font. Ou plutôt si, il savent très bien mais on leur pardonne tant il essaye désespérément de rallier les citoyens à leur cause élitiste. Pitoyable! Voilà le terme exact. Ces gens sont pitoyables. Et ils vont maintenant dire que le diable rouge est de retour, que le totalitarisme guette, que le citoyen et la citoyenne ne doivent surtout pas voter pour les insoumis et insoumises qui veulent changer la France.

Révolution. Voici le bon usage de ce mot. Il est du côté de la France insoumise. Pour de vrai.

 

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