29/01/2017

Tous ces hommes qui aiment l'argent...

Marine Le Pen et sa famille politique n'aiment-elles pas l'argent? Qui n'aime pas l'argent dans un monde où le culte de l'argent est la principale activité de l'homme et de la femme?

Franchement, si François Fillon aime l'argent et que les Français ne lui font pas confiance à cause de cela, alors on ne peut voter pour aucun homme et aucune femme au gouvernement.

L'argent n'est pas le problème ou, du moins, ce n'est pas d'aimer gagner de l'argent qui est le problème c'est comment on le gagne, avec quelle façon de s'enrichir ou de s'appauvrir, c'est selon.

De l'argent, nous en avons tous besoin pour vivre et sécuriser notre famille. Sans argent, comment vit-on dans nos sociétés? On y meurt de froid, de maladie, de suicide, on y crève donc, comme SDF, chez nous.  Et on y meurt de faim, d'abandon, de maladies contagieuses partout dans le monde. Il faut donc aimer un peu l'argent sans en faire un dieu pour pouvoir vivre, se nourrir, se loger, s'habiller, être indépendant, et faire aussi des surprises aux gens que l'on aime dans la vie.

Mais quand l'argent est pris de force dans la poche des autres à travers les taxes et les impôts, et que dans le même temps les élus à qui le peuple donnent sa voix se servent dans la caisse commune au-delà des règles admises, alors il est juste que le peuple ne puisse plus faire confiance à celles ceux qui sont payés grassement pour faire le job.

Il faut se rappeler que le boss c'est le peuple et non l'employé des politiciens. Parce que c'est lui qui paie la facture de ces dames et de ces messieurs, leurs frais de fonctionnement, leurs déplacements en première classe, leurs hôtels, et même les salaires de leurs femmes et de leurs enfants employés de papa chéri (quand le travail est réel et pas juste un revenu universel pour eux accordé de droit divin par gentil papounet ou gentil amour de ma vie).

Imagine-t-on un seul patron qui garde son employé(e) si celui-ci ou celle-ci pique dans la caisse de l'entreprise et justifie le détournement d'argent par de fausses arguties? Le type ou la fille est viré(e) sur le champ et sera gravement pénalisé par la caisse de chômage et même poursuivi en justice si le patron estime que le vol est trop conséquent.

C'est cela le problème et le mal français. Un pays qui croit encore vivre dans le pays de la démocratie alors qu'il vit dans une vulgaire république bananière ou les rois présidents rencontrent les tyrans du monde en leur accordant  la Légion d'honneur contre vente d'armes et pétroles, invitent en France après avoir touché des millions d'euros pour une campagne présidentielle (sacrée boule puante qui s'est terminé dans la guerre au tyran et l'exode méditerranéen des migrants vers nos pays), et prennent les femmes comme du matériel sexuel et un cheptel à exploiter grâce à la puissance du mâle au pouvoir.

Ceci n'est pas la démocratie. Ceci n'est pas un problème d'argent. Ceci est un problème de République basée sur un règne monarchique où la Cour s'arroge tous les droits sur le peuple qui paie pourtant les salaires de ces dames et de ces messieurs.

Rappelle-toi citoyen, citoyenne que si tu es l'élu(e) du peuple tu es payé(e) pour faire le job, pas pour piquer dans la caisse et profiter de ton patron qui est le peuple. Sinon, c'est l'anarchie au sens le plus négatif du terme qui vaincra, cette anarchie du pouvoir qui mène au fascisme où l'homme providentiel s'impose par la haine, la violence, la vengeance, la guerre totale qu'il fera aux autres (Donald Trump, l'exemple fascisant type qui fait très peur. Donald Trump qui reconnaît lui-même que le monde est un sacré bordel).

Le peuple est responsable de son destin. L'Allemagne hitlérienne est venue du peuple. Mais l'Allemagne n'était pas seule en cause. La France l'était aussi par l'humiliation et l'imposition de sa puissance dominatrice faite à l'Allemagne à la sortie de la Première Guerre mondiale.

Nos gouvernements sont coresponsables des aventures guerrières ou de la paix mondiale et, dans nos démocraties, se sont les peuples qui élisent le gouvernement, donc le peuple est responsable de ses dirigeants qu'il met au pouvoir.

La France et ses citoyens(ne)s seront responsables en Mai 2017 du président ou de la présidente qu'ils mettront au pouvoir.

 L'argent ne doit pas être le maître de l'élection. Sinon gare à la Trumpette française. L'argent doit être le carburant de la révolution en cours et les cerveaux de l'imagination, de l'invention française doivent en être le moteur. Pour cela, il faut des femmes et des hommes révolutionnaires qui veulent un autre monde, une chute de cette monarchie qui ne dit pas son nom, et un refus quasi obsessionnel de la pensée fasciste qui nous guette tous à cause de nos frustrations personnelles, de nos désespérances, de nos peurs devant l'étranger qui n'est finalement qu'un être humain comme nous tous et non un extra-terrestre venu d'ailleurs.

Personnellement, vous le savez tous parce que je l'ai écrit noir sur blanc, je ne suis pas un type exemplaire sans casserole financière et je me suis imposé un système D pour pouvoir survivre au-delà du strict minimum vital. Ce système est détestable parce qu'il m'exclut automatiquement de toute participation politique et me discrédite quand on ne connaît pas d'où vient l'origine de cette situation malsaine. Mais il est préférable à la mort sociale et à la mort tout court.

Dans mon beau pays, le Valais (j'ai aussi des origines valaisannes, donc je revendique le "mon"), il y avait un homme qui faisait de la fausse-monnaie pour venir au secours du peuple. Il fut banni, chassé par le gouvernement ce hors-la-loi "sans morale". Mais aujourd'hui il est fêté et il a même sa vigne où les célébrités du monde viennent se recueillir. L'homme s'appelait Joseph-Samuel Farinet. Il n'était pas exemplaire. Il était juste un être humain révolutionnaire, un anarchiste qui, à défaut de pouvoir changer le gouvernement valaisan, se changea lui-même pour devenir un héros du peuple.

Aimait-il l'argent ce brave Farinet? Oui, sans doute un peu. Il aimait d'abord la liberté et était devenu banquier libre en fabriquant sa propre monnaie avec des pièces suisses de 20 centimes qu'il redistribuait aux pauvres.

Il est donc possible de braver la loi, faire des choses illégales qui sont justes ou, au contraire, faire des choses légales qui nous mettent à l'abri des poursuites mais qui sont injustes pour le peuple (paradis fiscaux, etc.).

Il faut simplement savoir pourquoi l'on défie la loi et pour qui on la défie. Un peu pour se sauver soi-même d'une déchéance totale, c'est certain, mais d'abord pour aider le peuple dans la quête de sa propre liberté.

C'est cela devenir un être révolutionnaire conscient de ses responsabilités face à l'état du monde et de ses manquements personnels sur le point de vue de la loi commune à tous et à toutes.

Je ne suis pas un exemple à suivre pour le peuple. Je suis un homme révolté.

 

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