07/02/2017

La nation, le roi, la loi...et les Mélenchois

Mélenchois et Mélenchoises, le temps est venu de monter aux barricades et faire le choix de la révolution.

La loi est faite pour tous mais est-elle toujours la loi de tous? Pendant que nous toussons à la lecture et à l'image de François Fillon qui défend bec et ongle son statut d'ex-sénateur et parlementaire ou premier ministre pour justifier les emplois plus ou moins réels de sa femme et de ses deux enfants auprès de l'Etat français, l'Ancien Régime absout à tour de bras celles et ceux qui sont au pouvoir et les recasent à d'autres fonctions publiques quand la situation devient intenables pour eux.

Ce que la France insoumise veut ce n'est pas ce que tous les autres veulent encore, soit l'amnistie et l'impunité à répétition pour les nobles qui ont des fonctions publiques. Cela suffit! Un élu, une élue se doit d'être en priorité respectueux(se) du peuple. Un élu ne peut pas faire la leçon aux pauvres si lui même et sa famille cherchent à s'enrichir sur les deniers du pauvres! Nous ne sommes plus au temps des rois de France et des serfs, accablés sous les taxes et les impôts, entretenant le grenier à grains. la vie de luxe, et les frasques libertines du poulailler versaillais.

Nous sommes en 2017 dans un monde où les dictatures tentent de reprendre le pouvoir partout sur la planète; où la démocratie s'affaiblit et s'affadit jour après jour, année après année, pour faire place à un retour de la peste brune et de ses symptômes tellement visibles: exclusion des pauvres, des étrangers, des handicapés, des vieux, des jeunes précaires, des banlieusards, des petits paysans, des petits commerces, au profit de l'industrie du gigantisme et des bandits internationaux qui pillent le savoir intellectuel et les ressources naturelles, humaines, et financières (ce n'est pas du Mélenchon, c'est du pacha énervé mais pas écervelé).

Nous sommes en 2017 et François Fillon est notre roi (bien que pas encore élu du peuple) Louis XVI dont on ne veut pas la condamnation par guillotine ou pendaison mais son départ du pouvoir. La loi actuelle le sert encore à défendre sa propre vérité donc la loi est devenue mauvaise pour tous puisqu'elle peut encore favoriser ce genre de détournement de fonds publiques. Le roi et ses affidés ne peuvent pas avoir l'intérêt de faire modifier les lois de justice puisque la loi leur est malgré tout favorable bien qu'elle provoque l'immense colère de la majorité du peuple de France. 

Si l'on pourrait faire un voyage dans le temps, le peuple de France demanderait-il à Louis XVI de faire changer la loi sachant que le roi n'y a aucun intérêt et continuerait comme avant ou bien ferait-il la Révolution? Vous connaissez tous la réponse. Et Louis XVI n'a pas disparu de la circulation en 1789, où la nouvelle Constituante lui a encore offert quelques prérogatives extraordinaire concernant la nouvelle justice, mais à cause de sa fuite et des risques de complot monarchique contre la nouvelle République.

Mélenchois et Mélenchoises, regardez bien la défense de François Fillon et voyez comme elle est comparable à celle de Louis XVI au moment de mourir. Dignité et noblesse, oui. Mais les temps ont changé et Louis XVI quitte le pouvoir temporel pour rejoindre le ciel éternel.

François Fillon est digne de l'Ancien Régime, sans doute le plus digne représentant de cet Ancien Régime que nous ne voulons plus.

Il est temps de voter pour la Révolution!

« Je mourrai sans crainte. Je voudrais que ma mort fît le bonheur des Français et pût écarter les malheurs que je prévois, le peuple livré à l'anarchie, devenu la victime de toutes les factions, les crimes se succédant, de longues dissensions déchirant la France. »

Louis XVI lors de son dernier repas.

"Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France".

Louix XVI, dernières paroles sur l'échafaud.

Un deux sols, de la fausse monnaie pour déplaire au châtelain Fillon qui s'en ira la tête haute et non séparée de son tronc. Il ne mérite pas ça. C'est un homme parmi les hommes qui a poursuivi sa propre légitimité en oubliant les souffrances du peuple et la révolution du nouveau millénaire. Mai 2017, le temps des cathédrales est venu. 

 

 

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12 deniers dit "au faisceau" type François 1791 Paris

Louis XVI (monarque constitutionnel)

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