13/02/2017

Le charabia néolibéral de la RIE III se prend le peuple dans la figure

Un tournant en Suisse! La Gauche, qui est très loin de l'état insurrectionnel de la Gauche française, remporte une victoire sur le chantage permanent à l'emploi exercé par le grand patronat.

Il nous fallait encore plus de compétitivité et de flexibilité tonnaient les libéraux. Surtout, il nous fallait encore donner des avantages fiscaux aux grands patrons au détriment des villes et des cantons.

Pour cela, les néolibéraux se sont faits poètes financiers en empruntant à l'anglais quelques termes magiques: intérêts notionnels et patent boxes sortes de niches à défiscaliser les bénéfices au détriment des couches sociales les plus défavorisés et devant alors serrer d'un cran leur ceinture. A la fin, elles auraient été saignées jusqu'à l'os ses classes fainéantes représentées par les working poors, les précaires, les chômeurs et chômeuses, les cassos...et les vieux et vieilles devenus inutiles à la compétitivité tant vantée et voulue par ce modèle devenu fou où seuls les requins bouffent allègrement au grand jeu du darwinisme naturel, les artistes et sportifs promus en haut de l'échelle devenant les égaux des grands patrons mais plus du peuple et écrasant de leur force économique celles et ceux qui jouent pourtant avec la même passion, le même professionnalisme et le même acharnement leur sport ou leur art préféré.

On ne peut plus faire comme ça! On ne veut plus de ça! Nous refusons d'être les esclaves d'un système qui nous prend tout jusqu'à nos familles et nous jettent dans la rue sans considération après une relégation sociale, une descente aux enfers des poursuites qui nous réduisent à une humiliation permanente alors que nous avons travaillé dur toute notre vie et protégé nos enfants de la pauvreté extrême.

Vous les riches, vous vous croyez trop beaux, trop magnifiques, trop uniques. C'est vous qui vous faites des bisous sur la bouche et qui vous vous roulez des pelles d'or à vous-mêmes! C'est vous qui ne répondez jamais à un blogueur qui vous écrit pourtant des lettres intéressantes sur un média en ligne simplement parce qu'il n'est inscrit sur aucun carnet d'adresse de la jet-set, pas parce qu'il écrit des choses dépourvues d'intérêt...puisque des personnes viennent lire... Racisme de classe? Mépris de celle et celui qui n'est rien chez les pipoles? Y aurait-il un journalisme de caste à qui l'on se doit de répondre avec langue de bois châtiée et un autre critique avec qui il faudrait s'abstenir de communiquer pour maintenir la marginalité à perpet de ce citoyen hors des limites que vous fixez dans votre jeu comme on condamne un criminel à vie dans sa cellule pour des meurtres sadiques en série?

Qu'est-ce la liberté de parole si celle-ci ne s'adresse qu'au vent tandis que le roi festoie? Qu'est-ce la force critique devenue si, dans vos tours d'ivoire, vous croyez faire tout juste et que le citoyen et la citoyenne de base n'ont pas à critiquer votre modèle inhumain et prédateur? Qu'est-ce ma vie consacrée et massacrée sur vos autels du luxe à outrance si celle-ci ne peut vous adressez son chant de révolte et d'amour? Faudra-t-il 200 ans après la Révolution pour que je sois réhabilité dans les consciences de vos descendants? 

Mes dettes ne sont que les pierres qui me coulent un peu plus alors que ma plume est mes ailes qui me font voler et porter cette Révolution pour qu'elle aboutisse non dans le sang et la haine mais dans la victoire de l'humanité et de nos consciences retrouvées et la chute de cette compétitivité à outrance qui nous fait du mal à tous sauf à celles et ceux qui engrangent victoires et bénéfices et peuvent se permettre de se retirer sur des îles paradisiaques une fois leurs larcins millionnaires et milliardaires commis.

Le temps est venu de corriger avec rigueur et vitalité un système qui ruine nos humanités et nous conduit aux fascismes dans le monde entier. L'univers post-apocalyptique (chute des démocraties) et la vie sur le mode survivaliste à la Oskar Freysinger, pourtant conseiller d'Etat valaisan, ce n'est pas dans ma conscience citoyenne qui est née, qui a grandi et étudié au sein d'une des plus vivantes démocratie du monde, une exception culturelle qui mérite de faire des petits partout sur la planète grâce à une mécanique du peuple qui fonctionne à merveille comme le mouvement mécanique d'une montre.

Mais pour cela, il faut faire tomber les masques, outrepasser les arrogances de classe et la déclassification sociale des résistants et résistantes. il faut changer tout pour faire apparaître les mérites de celles et ceux qui entretiennent le spectacle (je pense ici au tennis, pas aux blogueurs et blogueuses sans matricule) et qui se démènent année après année à participer au jeu pour donner de l'importance et du lustre à la victoire des champions hors-catégories que sont des Federer, Nadal, et autres Wawrinka. Il faut leur accorder aussi des salaires décents et non compter sur maman et papa pour qu'ils puissent jouer sur les terrains comme des forçats payés au Smic ou même moins. Pour cela, il n'y a pas mille solutions. Il y en a une. Faire une clef de répartition des gains qui tiennent compte de nos humanités acquises et non d'une prédation sauvage à outrance qui ne donnent qu'aux meilleurs d'entre nous tous. Je les dis et le redis encore une fois. J'admire nos champions et championnes mais je haïs le système dans lequel ils et elles évoluent. Non par envie, non par un quelconque besoin de vivre dans le luxe, je dors aussi volontiers dehors comme un chien avec mes potes migrants sans-papier et sans droits d'humanité minimale. C'est parfois bien plus humains et plus beau que de coucher dans un hôtel 5 étoiles avec un mannequin d'une beauté magistrale.

C'est tout pour ce matin. Le peuple suisse refuse la République des Dadais et des Niais dans laquelle vous, néolibéraux, souhaitez les y maintenir. A vous de redonner de la dignité dans un monde qui la perd chaque jour un peu plus par vos politiques d'austérité alors que vous vous empiffrez de champagne et caviar en très charmante compagnie.

Bonne journée, mes trésors, je vous aime malgré tout car vous êtes vous, Messieurs, de très beaux animaux orwelliens dans vos habits hautes-coutures et vous, Mesdames, de très belles plantes juchées sur vos talons de 12 centimètres qui faites de très bons choix lorsqu'il s'agit de trouver un partenaire qui a de la notoriété et du porte-monnaie.

Un poète qui a le porte-monnaie trouée mais qui joue avec le luxe et la notoriété clandestine malmenée et qui rie, pardon qui ris, de bon coeur ce matin. Le Cheval de Troie est-il en train de fonctionner?

 

Les commentaires sont fermés.