20/02/2017

"Ce libéralisme est extrême", journalistes au combat!

Si on te gifle une fois et que tu ne réponds pas, on te frappera une seconde fois et tu seras crucifié.

36 journalistes de l'Hebdo et du Temps restent sur le carreau. La restructuration de la presse romande "haut de gamme" est...radicale.

Les grands groupes de presse travaillent d'abord pour de juteux bénéfices dont profitent aussi leurs actionnaires. Ils ne travaillent pas pour enrichir le peuple d'idées révolutionnaires qui vont contre leurs intérêts. Hors être journaliste c'est d'abord vouloir être un homme ou une femme de justice qui se bat pour la vérité des faits et qui exerce son métier avec indépendance et non soumission à des annonceurs publicitaires ou des lecteurs et lectrices qui veulent être caressés dans le sens du poil...

Un bon lectorat c'est d'abord un lectorat qui prend de la hauteur sur ce qu'il lit et qui aborde le choix de la critique avec humour, avec élégance, mais aussi quelque fois avec le tomahawk entre les mains pour dire combien il ou elle trouve des choses aberrantes qui lui semblent incorrectes ou qui va contre les intérêts de la démocratie et du peuple à ses yeux. Un journal ne peut jamais être tout à fait objectif. Son caractère, son affirmation, ne peut pas se noyer dans une soupe insipide qui noie tous les poissons. Un journal peut prendre des accents libéraux contre un socialisme trop étatisé et dogmatique. Un autre peut prendre des accents marxistes quand il constate les abus terrifiants du libéralisme sauvage... Mais un journal qui se dit libre se doit d'être libre économiquement même s'il a des dettes et ne devoir rien à personne si ce n'est à ses créanciers qui eux ne doivent pas se mêler de la ligne éditorial du journal. La faillite comme la réussite du journal ne doit dépendre que du contenu et non de la publicité. Si des annonceurs font le chantage de retirer leur publicité parce qu'un article ou l'autre à déplu au chef de l'entreprise, la Rédaction ne doit pas céder. Elle doit rester ferme. Mieux vaut un journalisme mort au combat qu'un journalisme vivant dans la compromission qui finira de toute façon par être licencié un jour ou l'autre... "Un jour ou l'autre, le temps vous donnera raison" reprenait le Temps dans ses pages journalistiques, paroles prises de la bouche de Nelson Mandela, donc d'un sacré combattant contre le système de l'apartheid. Et contre le système d'apartheid du néolibéralisme, qui répond présent?

36 journalistes de haute formation sont à la rue en Suisse Romande. Il est temps de créer un journal en ligne pour eux dont seuls leurs lecteurs et lectrices pourront acheter les articles pour mener le vrai combat qui nous attend tous: changer la société et nos comportements démocratiques en profondeur...

Voeux pieux? On attend pour voir.

«Une subvention directe aux journaux serait perverse. Mais l’Etat se doit d’intervenir face aux géants de l’Internet qui pillent le gâteau publicitaire suisse sans rien produire localement. Ce libéralisme est extrême.»

C'est Guy Mettan qui le dit ici:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/saignee-mediatiqu...

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