10/03/2017

Collapsus

 

Toutes nos attentes

et jamais le bonheur

de voir venir le jour

qui fera de notre rêve une réalité.

 

Je sens que mon sang coule

et qu'il va provoquer

ce collapsus des peines

du à la perpétuité

de nos solitudes.

Je sens que tu n'es pas prête

à prendre le risque

de risquer l'amour fou

pour éclairer notre avenir

et faire un beau et grand voyage

ensemble sur un bateau

qui s'appellerait "Majesté mon Amour"

avec ce nom royal

pour rendre hommage

à ta beauté et ton sourire.

 

Je sens que les meilleures choses

ne viendront jamais

et que nous ne ferons pas

le tour du monde de nos sentiments

parce que la volonté n'y est pas

et que la faiblesse de la vie

c'est de fuir les difficultés

et de ne jamais s'engager

pour des causes perdues

qui pourtant seraient gagnantes

sans cette terrible et affreuse réalité 

qui donne toujours la parole

aux plus dominants,

aux plus écrasants,

aux plus arrogants,

aux plus puissants,

qui n'ont jamais peur de leur cynisme

en éclatant un papillon sur leur pare-brise.

 

Je me brise

en mille morceaux

et je crée ma propre disparition

de ce monde en perdition.

J'ai mon coeur qui part

en collapsus

à l'idée de savoir

que tu ne seras jamais près de moi.

C'est la vie comme tu dis ma puce.

C'est la vie ma petite marmotte.

Tu regarderas ailleurs

et moi j'aurai perdu le meilleur.

Tu fileras le parfait amour avec lui

et moi je resterai sur le parking

à me déchirer la gueule,

à me saouler pour oublier

le bonheur perdu

que j'imaginais le plus intense

de toute mon existence.

 

Le jour où mes mots

auront cessé de glisser sur la page,

je me glisserai en toi

pour te guider du ciel

vers cet azur que tu mérites.

Parce que tu es la plus belle,

la plus honnête,

la plus désirable,

la plus respectable

des filles de passage

que j'ai jamais connu.

 

Tu étais sur le pont

à la proue et face à l'infini

nous regardions notre Titanic

qui ne voulait pas éviter cet iceberg,

cet hiver des peuples qui vient

et sera aussi notre hiver

endormi au fond de nos glaces.

En mai, ils ne fleuriront pas

la tombe des poètes

et ils ne les porteront pas

en triomphe de la Bastille à la République

mais ils partiront bientôt en guerre

après avoir fait couler la haine

dans leurs veines remplies de fiel et de fuel.

En mai, ils ne donneront pas du miel

ni le pouvoir à cette France insoumise

comme toi tu ne me donneras

pas ton amour insoumis pour la vie.

C'est écrit

et ça me glace le sang,

mon sang qui coule déjà en torrent

et qui fera de ma vie un collapsus.

 

Palpite mon coeur pour toi.

Il restera toujours mes mots

et la musique de Worakls

sur la piste de dance.

Palpite cet amour brûlant

que je ressens pour toi.

Je ne renoncerai pas

à la lumière qui brille dans tes yeux

et qui m'allume dans la nuit

faisant de mes jours

ce bonheur tant imaginé et inégalé.

Je ne renoncerai pas

sauf à mourir de tristesse.

 

Toutes les larmes de l'amour

n'essuieront pas les ravages

de leur terrifiante domination.

Les larmes de l'amour

ne terrasseront pas 

les souvenirs tragiques et maudits.

 

Les chats ont neuf vies.

Et la mienne s'achève sur sa neuvième symphonie

avec toute la puissance de ton amour

qui ira rejoindre bientôt un autre rivage.

 

Je préfère prendre la fenêtre

à la porte

si c'est encore une porte de sortie

que l'amour me propose.

Je préfère ne plus retomber sur mes pattes

en arrivant sur le trottoir

après avoir tant battu le trottoir

à la recherche de l'Idéal féminin

qui j'ai trouvé en toi.

Parce que dix de retrouvées

ne te feront jamais revenir

à notre rêve de futur.

et au plaisir de jouer avec toi

tous les jeux de l'amour.

 

je t'aime mon amour.

Collapsus.

 

Mais j'ai pas demandé ça à la vie.

C'est la vie.

Mais ma vie ne demande pas

que l'on m'arrache à notre amour

à cause de ma situation

à cause de mon passé

à cause de mes erreurs

à cause de ce rejet

à cause de leur absence

à case de leur silence

à cause de cette chape de plomb

qui m'entoure

et qui m'impose

la loi du silence.

 

'Ndrangheta.

 

J'ai le sidarta ou quoi?

Je suis le Siddharta

d'Herman Hesse

gardant le parc des sacs militaires

et qui reçoit la visite

du Capitaine instructeur

en lisant ce que l'amour peut donner

à vivre de beau, de grand, de puissant

alors qu'alentour

les hommes en uniforme

mitraillent la montagne

contre un ennemi fictif et destructeur?

 

Je suis fiction et non réalité.

C'est pourquoi j'ai pas droit à toi

mon amour.

Je suis fiction parce qu'ils en feront une fiction

une fois que j'aurai fini ma mission

sur cette Terre d'abandon.

Je suis fiction contre mon propre désir

de réalité qui m'attache et me lie à toi.

 

Je rêve d'une plage de sable

et toi riant avec moi

en face de la vague.

 

C'est avec toi

que mon coeur coulera son sang

dans la mer.

Et si tout devient rouge

le jour de mes adieux à la Terre

alors c'est que les femmes et les hommes

auront une vision

et une lumière d'amour dans leurs yeux.

 

Je t'aime mon amour.

Collapsus.

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