28/03/2017

"Pourrir les débats du dimanche"

Dimanche passé, ça a bien pourri par la tête du poisson socialiste.

Note que la Ministre du temps libre qui coûte rien du tout à la population française, c'est un trans Suisse qui prend son pied en franchissant la frontière sans demander l'autorisation à Méluche s'i peut dire que la France est à la Suisse ce que la frontière française est à la banque suisse soit une passoire ou un chinois en cuisine qui trafique sa poésie du Cervin au Vercors en passant par Montmartre pour en faire un rêve français en direct.

Donc ni Français ni Suisse mais humain quand même, il joue le citoyen transgenre. Il s'occupe un peu du Valais, une de ses patries, pour faire retourner Oskar à la rue, histoire qu'il écrive de la poésie définitive, sans obtenir du cinéma français l'oscar de la meilleure mise en scène (il est du genre Coluche comme la Méluche) et beaucoup de l'Hexagone parce que mathématiquement il a six sommets, six côtés, six démons, à non seulement trois qui font figuration (Macron, Fillon, Hamon) et un qui fait Président et rentre dans le cadre pour faire le chiffre magique du démon: 666.

Ma soeur, qui est fasciste, mais avec qui je peux encore rigoler parce que c'est ma soeur et qu'on n'a pas besoin de sortir les flingues pour se tuer entre frère et soeur, me dit: " Mais arrête avec ta politique et ton Mélenchon. Merde à la fin! Y'en a marre. On veut manger tranquille et parler de bouffe, de vin, de plaisir". Et moi je lui réponds les oeufs dans le plat avec les pieds sales sur la table: "Et quand tout sautera, tu diras merci aux fascistes pour avoir écrasé les anarchistes et que ton frère devra monter aux barricades se faire dézinguer par les milices de Le Pen?"

Enfin bon. Les dimanche en Suisse, c'est barbecue et joie de vivre. La politique, c'est pas la tasse de thé des familles mi-ouvrières mi-cultivées. Le week-end, ils achètent leurs côtes de boeuf, merguez, saucisses de veau au lard, côtelettes d'agneau, saucisson neuchâtelois cuit à la braise, et ils font bombance et la bombe entre amis, regardent Federer et Wawrinka à la téloche ou le FC Barcelone une bière ou un verre de blanc à la main. Ils ont la rage pour leurs petits chouchous sportifs mais trop pour faire la révolution. Je l'écris de façon gentille. Ils ont une vie meilleure que la mienne et je crois que c'est bien de chercher la belle vie même si c'est assez égoïste et qu'il y a toujours un con de frangin pour ramener la Syrie ou Trump ou Poutine...ou la France sur la table entre une grillade et un apéro. Et comme elle, dit elle: "Y'en a marre. On peut jamais manger tranquille avec toi". "Jeu, set, et match, Rodgeur nous fait le come back du siècle". C'est le commentateur de la téloche suisse romande qui vient de couper court au pourrissement par la tête du poisson.

Je crois que ma mère m'a laissé tombé dans le chaudron de la politique qu'en j'étais bébé et que, comme Obélix, je suis interdit de potion magique. C'est pourquoi, je fais de la politique muette en chambre, couché sur mon lit, à poil, et que vaguement je crois qu'on me lit suffisamment pour remuer le coeur politique français ou helvète. Mais ça doit être mon ego surdimensionné XXL à l'image des costumes de Fillon qui me font oublier toutes mes casseroles m'empêchant de faire de la real politik en direct sur les plateaux télé, avec veste de cuistot pour faire bouillir mes adversaires aux petits oignons.

Voilà. C'était un petit billet entre parenthèses pour vous dire que je refuse de pourrir par la queue parce qu'elle veut encore frétiller jusqu'à ma mort, et que ma petite amie me manque terriblement. Elle et moi, je crois que nous formons un très beau tandem mais hélas un failli plus une fille de joie, pour le peuple, ça fait vraiment un peu trop.

Je termine avec le Docteur Anar, j'ai écrit Renaud.

 

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