30/03/2017

Plus important que les frais de campagne, il y a la France et son avenir

Juridiquement, il devient très difficile à un candidat à la présidence française de se retirer à l'image de ce que devrait faire Benoît Hamon pour donner à la Gauche une vraie chance de faire une vraie révolution historique.

Si le candidat socialiste se retirait de la course en demandant le report des votes sur sa personne en faveur de Jean-Luc Mélenchon, il resterait présent dans le comptage des voix même s'il ne fait pas éditer les bulletins de vote en sa faveur. Nous aurions donc, au final, un 0% en faveur du candidat socialiste et une impossibilité de se faire rembourser les frais de campagne en faveur du PS...

Effectivement, cela semble très mal parti pour un rassemblement de la Gauche sous l'étiquette du mouvement la France insoumise. En plus des désaccords et du refus du candidat socialiste de rejoindre Mélenchon, il y a la barrière du parti et des histoires de gros sous...

Comment faire pour que le PS, où ce qu'il en resterait, ne soit pas lésé au final par les conditions héroïques d'un ralliement à la France insoumise? A moins de 5% de votes, un candidat se voit rembourser environ 800'000 euros pour sa campagne. A plus de 5%, un candidat en engrange 8,083 millions s'il est éliminé du premier tour.

Imaginons que le PS tombe au final à moins de 5% si Hamon maintient sa candidature, son parti aura moins de 1 million en retour. Imaginons encore que Hamon se retire au profit de la France insoumise et que la France insoumise passe au second tour, le mouvement de Mélenchon obtiendra 10,797 millions au lieu de 8,083 millions déjà presque assuré.

Imaginons enfin que le calcul mental est un jeu d'enfant et que la France insoumise rétrocède la différence au PS de Hamon (pas de Valls et des autres mais sont-ils encore du même parti?). Cela fait cache 2, 7 millions de plus dans la caisse des pro-Hamon que si le candidat persiste et signe dans sa démarche suicidaire et finit à moins 5%.

Des solutions stratégiques urgentes existent encore pour un ralliement de Hamon à Mélenchon sans que le premier boive le calice jusqu'à la lie et que son parti, bien que maudit, périsse corps et âme. Encore faut-il le vouloir plutôt que de laisser mourir la France entre les mains des ultra-libéraux ou des fascistes. Parce que oui, la France c'est mort si un nouveau quinquennat flétrit jusqu'à l'hiver intégral sous l'indécision Macron façon sauce hollandaise et les manifs perpétuelles ou périt sous la bannière du Front National et de la montée du fascisme. 

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/...

 

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