04/04/2017

Carmen aux barricades

Si tu te trompes sur le sujet

et que tu me prends

pour un objet de consommation,

tu pourrais bien te tromper

toi-même

sur la nature de mon amour.

 

Si tu me trompes à notre sujet

et que je me prends

pour Dieu sait quoi,

ton ange ou ton démon,

ta bête de sexe ou 

alors ton sexe

qui monte jusqu'à ma tête

en laissant éclater son désir,

tu pourrais bien te tromper

sur mon âge et mon bonheur

de t'offrir cet orgasme,

cet orgasme que tu retiens

comme à regret,

prisonnière de ton job,

en ton corps que tu contrôles

pour ne point t'abandonner,

pour ne jamais céder

toi-même à la tentation

de t'envoyer au ciel

en perdant ton self-contrôle.

 

Demain, il me faudra,

peut-être,

monter aux barricades

et tu seras présente

dans mon coeur

au moment ou la poudre écarlate

se répandra pour m'offrir la mort.

 

Demain, j'aimerais qu'il nous appartient

et que je vive encore mille ans avec toi

en créant des révolutions poétiques.

Demain, je n'aimerais pas mourir

sans t'avoir fait un enfant

plus beau que la poésie encore.

Demain, si je suis sur les barricades,

je mourrai heureux de t'avoir connue,

toi mon amour,

mon bébé,

ma petite marmotte,

mon trésor,

ma Belle au Bois Dormant.

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Carmen, ton révolutionnaire.

 

Ne sois pas triste

si notre histoire n'a pas d'avenir.

Mais si l'avenir est notre histoire

alors ce sera encore plus beau

de t'avoir aimé

en ce lieu de perdition,

en cet endroit de damnation,

en ce paradis des condamnations

où les hommes viennent se cacher

pour  y trouver la source du plaisir interdit

par l'hypocrisie et les conventions sociales.

 

A cette heure,

tout peut s'arrêter,

parce que je sais

que notre amour

est au sommet de son art.

 

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