10/04/2017

Ne t'inquiète pas des marchés, ils ne nourrissent pas tes enfants

Alors voilà que les marchés s'inquiètent d'une possible élection de Jean-Luc Mélenchon... Classique du genre...pour la Grèce, l'Espagne, l'Italie, etc. On connaît tous par coeur leur musique lancinante et fascisante.

Le chantage à la dette... Je vais te faire une confidence, ô lectrice, ô lecteur. Si je m'étais fait avoir par ce chantage-là, je me serais suicidé depuis longtemps déjà. La pression est intolérable. Les huissiers, les services de recouvrement, le fisc, les poursuites au cul et tout le bataclan, le terrorisme financier qui t'explose la gueule comme un terrorisme de l'ombre, invisible, anonyme, mais qui achève bien son homme.

Je serais mort et enterré et aucun d'entre vous n'aurait jamais pu me lire. Je serais devenu un suicidé parmi leur statistique nationale, d'ailleurs la Suisse a un nombre de suicidés qu'elle ne s'explique pas vu que c'est le pays de la paix et de l'harmonie par excellence. Mais moi, je me l'explique très bien vu par où nous sommes passés, moi, ma femme, et mes enfants...et moi tout seul aujourd'hui. Un pauvre c'est un pauvre. Partout. Quelque soit son continent, son pays d'origine, sa couleur de peau, sa religion et sa profession ou sa mise à la rue.

Donc, si tu apprécies de me lire, tu dois un tout petit peu me faire confiance et oublier leur chantage à la dette. Car c'est elle qui t'empoisonne et t'étouffe, qui te signifie que tu n'es plus rien dans leur monde qui calcule tout en monnaie sonnante et trébuchante. Si t'as des dettes toi-même et que tu ne t'en sors plus, tu sais très bien que même tes potes te laissent de côté et que seul celles et ceux qui t'aiment avec toute la profondeur de leur regard sur toi t'acceptent et ne font pas grand cas de ta misère sociale et financière.

Je vais te dire qui nourrit tes enfants. D'abord toi et ton épouse, si t'es marié et que tu as charge de famille. Donc ce ne sont pas les poursuites qui viennent te nourrir tes enfants. Je te raconte une anecdote terrible tant elle est représentative de la loi qui respecte la loi froidement.

Il y a longtemps de ça, j'ai fait une faillite commerciale mais à mon nom et pas au nom d'une SA ou d'une SARL. Il fallait donc que je déclare tous mes biens et que l'Office des faillites nous saisissent tous les biens qui pouvaient être mis aux enchères. Ayant payé le maximum que je pouvais mes créanciers avant faillite avec le cash qui me restait à cause de ma panique envers eux moi qui aimait être réglo, je me suis retrouvé pris à la gorge lors du premier mois de mon nouvel emploi de cuisinier salarié. A la fin du mois, la procédure de faillite était en cour, il ne me restait que fr.300 francs suisses sur mon compte postal pour nourrir mes enfants. Je me suis donc servi sur le CCP.

Et voilà que le lendemain même, l'homme des faillites m'appelle au restaurant et me dit:

"Dites donc Monsieur Gumy, vous sortez de la légalité. Vous avez pris de l'argent sur votre CCP. C'est interdit. Vous pouvez être puni pour cela. Vous devez remettre immédiatement l'argent sur le CCP sinon vous serez dénoncé à la justice."

"Mais Monsieur. Ecoutez-moi. Je veux pas tricher! J'ai mes deux enfants et ma femme à la maison à nourrir, moi. Je fais comment. Je leur donne plus rien à manger?"

"Débrouillez-vous! Demandez une avance à votre patron. Mais l'argent que vous avez pris, vous devez le remettre sur le compte. C'est pour vos créanciers."

Voilà. L'ogre de la loi avait passé chez moi l'honnête homme. J'aurais du agir tout autrement. Ne pas payer le plus de factures possibles avant ma faillite et garder clandestinement une somme d'argent pour protéger ma femme et mes enfants. Je croyais la loi faite pour protéger les plus faibles. Voilà qu'elle devenait monstrueuse et qu'elle dérobait le peu de bien que nous avions pour les revendre aux enchères avec des vautours s'arrangeant entre eux les lots pour acheter à vil prix les biens saisis.

Alors comprends-moi bien, quand tu voteras, ne te soucie pas trop de la dette. Ecoute Mélenchon. Prends son discours et les solutions viendront pour la France. Le chantage à la dette, ça suffit!

 

Au milieu des blés d'août,

une nuit de 4 août,

ma mère m'a donné la vie.

Ce n'était pas pour en faire

une vie d'oubli et d'absence au monde.

C'était pour en faire

un homme

avec sa chaleur humaine,

son bon sens,

son intelligence,

sa grâce,

son amour.

 

Je crois que, finalement,

j'ai honoré maman

de ce qu'elle voulait que je devienne.

 

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