23/04/2017

JLM Confidentiel

Chère amies et amis de la France insoumise, j'ai une bonne nouvelle, avant le résultat de ce soir.

C'est une nouvelle un peu décalée mais qui fait Histoire. Vous savez tous que les derniers héros de Louis XVI ont été les Gardes Suisses, ces mercenaires payés par le roi pour sa défense.

Ils ont été massacrés par les Révolutionnaires alors qu'ils faisaient barrage au peuple. Ils ont tenu leur rôle à la perfection sans crainte de mourir pour la Monarchie. On peut les saluer pour cela et dire qu'ils étaient les héros du roi.

J'en viens à la bonne nouvelle. Heureusement que la Suisse n'est pas, n'es plus un vassal de la France avec droit de vote chez vous. Sinon, c'est clair et net. La Suisse ferait tomber la France insoumise au champ des urnes. On peut imaginer, sans se tromper vraiment, qu'à tout casser seuls 2% à 3% des Suisses et Suissesses vous soutiennent... Et comme de bien entendu, c'est Emmanuel Macron qui remporte la cote d'amour la plus grande avant François Fillon et Marine le Pen juste derrière... Jean-Luc Mélenchon, bon dernier de la classe sans doute loin derrière Benoît Hamon.

Mais vous avez au moins un Suisse qui reconnait votre force révolutionnaire comme quelque chose de futuriste et qui va changer le monde. Il y a les Suisses perdus dans leur confort et leurs avantages et le Suisse poète qui a connu la marge et l'abandon. Entre eux ce n'est pas le divorce consommé et encore moins la haine. Les Suisses ont la force du consensus mais entre eux ils ne parlent pas de force révolutionnaire. Ils évitent le sujet. Parce que ça ne fait pas genre démocrate bon chic bon genre bien dans sa peau qui sait comment faire vivre une démocratie. La Révolution, les Suisses l'évite et la reporte sans cesse. Ils ont peur de la violence des mots mais ne craignent cependant pas les bombes qui pètent ailleurs que chez eux.

Un excellent journaliste dont j'apprécie le verbe mais qui est bien tamponné Helvète de chez Helvète, Christophe Passer (sorry Christophe, cela fait très longtemps que je vous lis) est remonté à l'enfance pour parler des candidats et de cette élection où les deux finalistes devront un peu à la chance, ou à la magie, de passer. Il prend donc l'image du jeu, ciseau, caillou, feuille, dans sa rubrique du Dimanche Matin, journal le plus lu de Suisse romande.

Pour le ciseau, il voit le candidat Fillon et la candidate Le Pen. Parce que ça saigne. Pour le caillou, le candidat Mélenchon. Parce qu'il lapide. Et pour la feuille, le candidat Macron, parce que la feuille est légère, qu'elle naît au printemps, frémit dans le vent, s'envole et change de couleur à l'automne, et finit morte sur le sol avant de renaître le printemps suivant.

C'est joli comme présentation. C'est poétique et cela remonte à l'enfance.

Mais si la feuille c'est Macron et Mélenchon le caillou, vous devez vous souvenir du Petit Poucet qui a sauvé de la bouche de l'ogre ses soeurs et ses frères grâce à de petits cailloux tout blancs après avoir essayé avec des miettes de pain que les oiseaux innocents se faisaient un plaisir de manger... On ne vous dit pas si le Petit Poucet avait essayé avec des feuilles mortes, en pleine forêt et dans le vent... Autant s'accrocher à un capitaine de pédalo, les enfants auraient été bouffés corps et âmes par l'ordre néolibéral. Macron, la feuille ni droite ni gauche, légère comme une plume, qui cache la forêt de l'ogre?

Je laisse la réponse à Christophe Passer.

 

 

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