27/04/2017

Le rouge a disparu, comme une France vidée de son sang

La Marine liftée

sans ride,

les petites imperfections

rayées du visage

pour mieux

s'adresser au culte du corps

et séduire par une sorte

de beauté froide,

quasi culturelle,

frisant la perfection

par une sorte d'élimination

de toute tache,

de toute salissure,

de toute souillure.

Choisir la France

ou choisir son régime de dictature?

 

L'art pour la race pure,

la race des élites,

la race au sommet du monde.

 

Sur l'autre affiche,

le Macron lifté tout autant,

la même esthétique,

la même propagande,

le même élitisme

dans des mains différentes

avec des façons différentes

de garder l'élite au pouvoir

et les milliardaires aux manettes.

 

Il est passé où

le sang de la vie,

le sperme de vie,

la joie de l'artiste,

le bonheur esthétique

de participer

à quelque chose de jouissif,

de festif,

mais aussi à quelque chose

qui dit la souffrance du monde,

les blessures profondes,

les fêlures de l'âme,

les profondeurs de l'esprit,

les attaches amoureuses,

la fragilité humaine,

le courage d'être insoumis

au culte des idoles,

au culte factice de la beauté froide,

purement esthétique,

purement fasciste,

purement élitiste,

excluant l'Autre,

celle et celui

qui ne rentre pas dans leur moule,

leur caricature d'existence,

leur snobisme culturel,

leurs petites coteries au château,

leur mépris des petits, des faibles,

des différents, des sans-argents,

des sans-dents, des sans-culottes?

Où est donc passée cette France?

Dans le slip des Insoumis et des Insoumises.

 

Je suis le sang du peuple

et quiconque touchera à un enfant

de quelque famille qu'il soit

aura à faire à moi.

Je suis le sang du peuple

et quiconque attentera à une femme

de quelque origine qu'elle soit

aura à faire à moi.

Je suis le sang du peuple

et quiconque condamnera un clochard

de quelque origine qu'il soit

aura à faire à moi.

Je suis le sang du peuple

et quiconque blessera un migrant

de quelque origine qu'il soit

aura à faire à moi.

Je suis le sang du peuple

et quiconque éliminera un insoumis

de quelque pays qu'il soit

aura à faire à moi.

 

Sur la barricade,

il n'y a ni couleur ni drapeau.

Il n'y a que des femmes et des hommes

qui luttent pour

la liberté,

l'égalité,

la fraternité,

 

Carmen n'est pas une affiche électorale.

Carmen est un être humain

de sang et de chair, fidèle, loyal

à ses idéaux d'origine.

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